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Intentions de prière du pape (nov 2014)
- Universelle - Les personnes seules
Pour que les personnes qui souffrent de la solitude expérimentent la proximité de Dieu et le soutien de leurs frères.
- Pour l’évangélisation - Les formateurs des séminaristes et religieux
Pour que les jeunes, séminaristes, religieux et religieuses, aient des formateurs compétents et pleins de sagesse.
À l’occasion du lancement du Synode sur la famille à Rome, rencontre avec le P. Denis Metzinger, vicaire épiscopal pour la famille. Voir la vidéo
Saint André de l’Europe
24 Bis rue de saint-Pétersbourg
75008 PARIS
Tél : 01 44 70 79 00
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Édito du dimanche

edito du 23 nov 2014

23 novembre 2014 « Nec pluribus impar » « Supérieur à tous », c’est la devise latine choisie par Louis XIV. Elle est associée à un soleil rayonnant censé représenter la splendeur du Roi, le Roi-Soleil, Louis le Grand. Elle est gravée sur les canons de ses armées. Dans l’histoire de France, ce roi incarne le type du monarque absolu centralisant tous les pouvoirs sur sa personne. « Quelle différence avec la Royauté de Jésus que nous fêtons aujourd’hui ! Ce Roi-serviteur lavant les pieds de ses apôtres, ce (...)

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Actualités

Le Mot de la semaine du Cardinal André Vingt-Trois

"Le Mot du Cardinal" est diffusé sur Radio Notre-Dame tous les lundis.

http://www.catholique-paris.com/-45-20-Mot-de-la-semaine-audio-.html

L'entretien du cardinal André Vingt-Trois du 21 novembre 2014

La visite du Pape à Strasbourg. Le 40e anniversaire de la loi sur l'avortement en France.

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Les catholiques de Turquie devraient bénéficier de la visite du Pape François

(RV) Entretien - Latins, arméniens, turcophones, chaldéens, immigrés africains ou philippins, catholiques levantins et expatriés...La communauté catholique de Turquie dans sa très grande diversité va se retrouver autour du Pape samedi après-midi en la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul pour une messe multilingue à laquelle assisteront le Patriarche Bartholomée, le Vicaire Patriarcal Arménien apostolique, le Métropolite Syro-orthodoxe et des représentants évangéliques. Le Saint-Père aura sous les yeux une image de l’universalité de l’Eglise.

Même si le principal destinataire de sa visite en Turquie n’est pas la toute petite communauté catholique, c’est pourtant elle qui pourrait en bénéficier le plus. C’est l’avis du père Alberto Fabio Ambrosio, Dominicain qui vit actuellement entre la France, où il enseigne et la Turquie où il est vice-président de l’union des religieux et des religieuses. 

Paradoxalement, je pense que le voyage du Pape François pourrait réveiller l’Église catholique latine dans une démarche beaucoup plus courageuse et même beaucoup plus renouvelée dans ces forces. L’Église catholique latine vit un moment de pauvreté spirituelle parce que les effectifs ne sont pas très nombreux. Les effectifs viennent tous de l’étranger. Donc, en particulier, des pays d’Europe : la Roumanie, la France, l’Italie et même l’Amérique du Sud, sans oublier la Pologne. Le clergé local n’existe pratiquement pas. Le clergé local est formé pratiquement par des religieux. Donc, je pense que de manière paradoxale, même si le Pape ne vient pas que pour cette communauté latine, si pauvre soit-elle, c’est en fait l’Église latine qui pourrait en bénéficier au maximum parce qu’elle a besoin d’une force et d’une grâce particulière en ce moment de transition. Sans oublier qu’aujourd’hui, l’Église catholique latine est composée par un nombre assez important d’étrangers, beaucoup d’africains, de philippins et d’autres nationalités. Donc, il faut composer avec situation de différentes nationalités et essayer de composer l’unité avec toute cette richesse, ce qui est aussi parfois une difficulté !

Est-ce que la visite du Pape mécontente ou irrite les fondamentalistes ? On dit qu’il y a des cellules extrémistes très actives, qu’elles contrôlent même des quartiers entiers d’Istanbul.   

J’ai l’impression que la visite passe plutôt inaperçue. Pas mal de turcs que j’ai rencontrés récemment ne savaient même pas que le Pape se rendrait en Turquie. Je pense que les extrémistes sont au courant mais comme la population, les médias, l’opinion publique ne fait pas que parler du voyage du Pape, ils sont plutôt modérés.

Est-ce que le choc des assassinats du Père Santoro et de Mgr. Padovese a été surmonté ?

Mon impression, c’est qu’on a jamais véritablement fait le deuil qu’il fallait et on a essayé de surmonter cette difficulté avec un peu d’indifférence. Non pas qu’on ne soit pas triste et qu’on en ait pas souffert ! On en souffre encore aujourd’hui mais plutôt que de plus en souffrir et de passer à travers un véritable deuil, on a préféré avoir un peu d’indifférence, une réduction de la portée de ces évènements qui sont quand même gravissimes.

 

 

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

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Le Pape, à Ankara, rappelle que la liberté religieuse est fondamentale

Le pape François était ce vendredi après-midi reçu au Palais présidentiel à Ankara. Après un entretien privé avec le président Recep Tayyip Erdogan, le Pape s'est adressé aux autorités du pays, pour un premier discours depuis son arrivée à midi. L'occasion pour le Pape de rappeler que la liberté religieuse était un droit fondamental. « Il est essentiel que les citoyens musulmans, juifs et chrétiens (...) jouissent des mêmes droits et respectent les mêmes devoirs", a déclaré le Pape, qui félicitait par ailleurs la Turquie pour l'accueil des réfugiés qui fuient les guerres en Syrie et en Irak. « La communauté internationale a l'obligation morale de l'aider à prendre soin des réfugiés », a-t-il déclaré devant les autorités turques. Le Pape rappelait aussi l'importance de promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel, de manière à bannir toute forme de fondamentalisme et de terrorisme, qui humilie gravement la dignité de tous les hommes et instrumentalise la religion.

Le discours intégral du Pape François :

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier Ministre,
Distinguées Autorités,
Mesdames et Messieurs,

 

Je suis heureux de visiter votre pays, riche de beautés naturelles et d’histoire, rempli de traces d’antiques civilisations et pont naturel entre deux continents et entre différentes expressions culturelles. Cette terre est chère à tout chrétien pour avoir donné le jour à saint Paul, qui a fondé ici diverses communautés chrétiennes ; pour avoir hébergé les sept premiers Conciles de l’Église, et pour la présence, près d’Éphèse, de ce qu’une vénérable tradition considère comme la « maison de Marie », le lieu où la Mère de Jésus a vécu pendant quelques années, but de la dévotion de beaucoup de pèlerins, non seulement chrétiens mais aussi musulmans, venus de partout dans le monde.
Cependant, les raisons de la considération et de l’estime pour la Turquie ne sont pas à chercher uniquement dans son passé, dans ses antiques monuments, mais elles se trouvent dans la vitalité de son présent, dans l’ardeur au travail et la générosité de son peuple, dans son rôle dans le concert des nations.

 

C’est pour moi un motif de joie d’avoir l’opportunité de poursuivre avec vous un dialogue d’amitié, d’estime et de respect, dans le sillage de celui entrepris par mes prédécesseurs, le bienheureux Paul VI, saint Jean-Paul II et Benoît XVI, dialogue préparé et favorisé à son tour par l’action de celui qui était alors Délégué Apostolique, Mgr Angelo Giuseppe Roncalli, devenu saint Jean XXIII, et par le Concile Vatican II.
Nous avons besoin d’un dialogue qui approfondisse la connaissance et valorise avec discernement les nombreuses choses qui nous unissent, et en même temps nous permette de considérer les différences avec un esprit sage et serein, pour pouvoir aussi en tirer un enseignement.

 

Il faut poursuivre avec patience l’engagement à construire une paix solide, fondée sur le respect des droits fondamentaux et des devoirs liés à la dignité de l’homme. De cette manière, les préjugés et les fausses craintes peuvent se dépasser et s’ouvre au contraire un espace à l’estime, à la rencontre, au développement des énergies les meilleures au bénéfice de tous.
A cette fin, il est fondamental que les citoyens musulmans, juifs et chrétiens – tant dans les dispositions des lois que dans leur application concrète –, jouissent des mêmes droits et respectent les mêmes devoirs. De cette manière, ils se reconnaîtront plus facilement comme frères et compagnons de route, en éloignant toujours davantage les incompréhensions et en favorisant la collaboration et l’entente. La liberté religieuse et la liberté d’expression, efficacement garanties à tous, stimuleront la floraison de l’amitié, en devenant un éloquent signe de paix.

 

Le Moyen-Orient, l’Europe et le monde attendent cette floraison. Le Moyen-Orient, en particulier, est depuis trop longtemps le théâtre de guerres fratricides, qui semblent naître l’une de l’autre, comme si l’unique réponse possible à la guerre et à la violence devait toujours être une nouvelle guerre et une autre violence.
Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra-t-il encore souffrir du manque de paix ? Nous ne pouvons pas nous résigner à la continuation des conflits comme si une amélioration de la situation n’était pas possible ! Avec l’aide de Dieu, nous pouvons et nous devons toujours renouveler le courage de la paix ! Cette attitude conduit à utiliser avec loyauté, patience et détermination tous les moyens de négociation, et à atteindre ainsi des objectifs concrets de paix et de développement durable.

 

Monsieur le Président, pour atteindre un objectif si haut et urgent, une contribution importante peut venir du dialogue interreligieux et interculturel, de manière à bannir toute forme de fondamentalisme et de terrorisme, qui humilie gravement la dignité de tous les hommes et instrumentalise la religion.
Il faut opposer au fanatisme et au fondamentalisme, aux phobies irrationnelles qui encouragent incompréhensions et discriminations, la solidarité de tous les croyants, ayant pour piliers le respect de la vie humaine, de la liberté religieuse qui est liberté de culte et liberté de vivre selon l’éthique religieuse, l’effort de garantir à tous le nécessaire pour une vie digne, et la protection de l’environnement naturel. C’est de cela qu’ont besoin, avec une urgence particulière, les peuples et les États du Moyen-Orient, pour pouvoir finalement « inverser la tendance » et poursuivre avec succès un processus de pacification par le rejet de la guerre et de la violence, ainsi que par la recherche du dialogue, du droit et de la justice.


Jusqu’à aujourd’hui, en effet, nous sommes malheureusement encore témoins de graves conflits. En Syrie et en Irak, en particulier, la violence terroriste ne semble pas s’apaiser. On enregistre la violation des lois humanitaires les plus élémentaires à l’encontre des prisonniers et de groupes ethniques entiers ; il y a eu, et ont lieu encore, de graves persécutions aux dépens de groupes minoritaires, spécialement – mais pas seulement –, les chrétiens et les yazidis : des centaines de milliers de personnes ont été contraintes à abandonner leurs maisons et leur patrie pour pouvoir sauver leur vie et rester fidèles à leur credo.
La Turquie, en accueillant généreusement un grand nombre de réfugiés, est directement impliquée à ses frontières par les effets de cette dramatique situation, et la communauté internationale a l’obligation morale de l’aider à prendre soin des réfugiés. Avec la nécessaire assistance humanitaire, on ne peut pas rester indifférent face à ce qui a provoqué ces tragédies. En répétant qu’il est licite d’arrêter l’injuste agresseur, cependant toujours dans le respect du droit international, je veux aussi rappeler qu’on ne peut confier la résolution du problème à la seule réponse militaire.


Un engagement commun fort, fondé sur la confiance réciproque, est nécessaire, qui rende possible une paix durable et permette de destiner finalement les ressources, non aux armements, mais aux vraies luttes dignes de l’homme : contre la faim et les maladies, pour le développement durable et la sauvegarde de la création, au secours de nombreuses formes de pauvreté et de marginalité qui ne manquent pas dans le monde moderne.
La Turquie, par son histoire, en raison de sa position géographique et à cause de l’importance qu’elle revêt dans la région, a une grande responsabilité : ses choix et son exemple possèdent une portée spéciale et peuvent être d’une aide importante en favorisant une rencontre de civilisations et en indiquant des voies praticables de paix et d’authentique progrès.
Que le Très-Haut bénisse et protège la Turquie et l’aide à être un artisan de paix efficace et convaincu !

 

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

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Le Pape : « Que la Turquie soit un lieu de coexistence pacifique et de dialogue »

« J’exprime mes vœux les plus sincères pour que la Turquie, pont naturel entre deux Continents, soit non seulement un carrefour de chemins, mais également un  lieu de rencontre, de dialogue et de coexistence sereine entre les hommes et femmes de bonne volonté de toutes les cultures, ethnies et religion ». Voilà les paroles que le Pape François a écrites sur le Libre d’Or du Mausolée d’Ataturk où il s’est rendu dès son arrivée ce midi à Ankara pour s'y recueillir. Une étape inscrite au protocole des visites d'Etat en Turquie.

Au mausolée du père de la nation turque, le Pape a également déposé une couronne de fleur, avant de se rendre au palais présidentiel pour y rencontrer Recep Tayyip Erdogan ainsi que les autorités du pays, notamment le premier ministre.

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

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