Pour éviter le « burn out », accueillons Jésus !

Jésus Christ est notre sauveur. Notre seul et unique sauveur. Comme le proclama un jour Saint Pierre : « Il n’y a pas d’autre nom par lequel nous puissions être sauvés ».

Le croyons-nous vraiment ? Si oui, cet acte de foi a un corollaire tout simple : nous ne sommes pas nous-mêmes des sauveurs. Et nous n’avons pas à le devenir. Nous n’avons pas à « sauver notre peau » ni à « sauver notre prochain » contrairement à ce que nous affirmons parfois à tort.

Insistons sur ce point. Si Jésus a porté le fardeau du péché des hommes, pourquoi vouloir le porter à sa place ? Pourquoi vouloir lui faire concurrence ?

Certains chrétiens imaginent qu’ils doivent imiter le Christ en portant leurs fardeaux et ceux des autres. Et ils s’étonnent d’en être finalement écrasés. Et de sombrer dans le fameux « burn out » qui est, selon une heureuse expression, une « maladie du don ». Une maladie qui atteint ceux qui se se laissent entrainer par une générosité mal éclairée et se donnent au-delà de ce qui leur est demandé.

Alors me direz-vous : Que doivent faire les chrétiens si ils n’ont pas à porter les fardeaux les uns des autres ? Tout simplement déposer leurs fardeaux aux pieds de Jésus. Et aider leurs frères à faire de même. Les aider à entendre Jésus leur dire « venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et MOI je vous coulagerai ». Leur montrer Celui qui leur ouvre ses bras sur la croix en leur demandant de lui laisser porter la leur.

Or nous faisons souvent l’inverse. Parfois notre générosité mal inspirée nous conduit à porter les fardeaux des autres à la place de Jésus. Et d’autres fois, bien inconsciemment, nous faisons peser sur eux nos propres fardeaux au lieu de les confier à Jésus. Ainsi ces parents qui font peser sur leurs enfants leur propre culpabilité et le poids de leurs échecs dont ils ne parviennent pas à se débarrasser. Faute de déposer de poids devant Jésus, ils ne réalisent pas qu’ils le transmettent également à leurs enfants. Cette projection est bien connue des psychologues. Elle n’est pourtant pas une fatalité : Jésus est là qui nous dit « venez à moi, apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ».

Alors cessons de vouloir agir comme si Jésus ne nous avait pas sauvés. Cessons de porter ce qu’il désire tant porter à notre place. Dieu ne se plait nullement à voir ses enfants ployer sous le fardeau de tous les maux du monde.  Allégeons-nous au plus vite et avançons-nous avec assurance vers notre Sauveur. Notre unique Sauveur : Jésus.

Abbé Philippe de Maistre