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INTENTIONS DE PRIÈRES DU PAPE (juillet 2015)
- Universelle - Pour que la responsabilité politique soit vécue à tous les niveaux comme une haute forme de charité.
- Pour l’évangélisation - Pour que face aux inégalités sociales, les chrétiens d’Amérique latine puissent offrir un témoignage d’amour aux pauvres et contribuer à une société plus fraternelle.
Saint André de l’Europe
24 Bis rue de saint-Pétersbourg
75008 PARIS
Tél : 01 44 70 79 00
Fax : 09 57 84 35 08

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Édito du dimanche

27 et 28 juin 2015

27 et 28 juin 2015 Double guérison près du lac Une femme qui souffre depuis longtemps d’un mal insupportable touche le vêtement de Jésus, parce qu’elle a entendu parler de lui et qu’elle pense que cela suffira pour obtenir sa guérison. Et effectivement, elle est aussitôt guérie de sa maladie. Mais Jésus n’en reste pas là : il veut la rencontrer pour la guérir vraiment. Jésus n’est pas un formidable guérisseur, disposant de super pouvoirs. Si Jésus guérit, c’est parce que la Foi sauve. La Foi, ce n’est pas (...)

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Le Mot de la semaine du Cardinal André Vingt-Trois

"Le Mot du Cardinal" est diffusé sur Radio Notre-Dame tous les lundis.

http://www.catholique-paris.com/-45-20-Mot-de-la-semaine-audio-.html

L'entretien du cardinal André Vingt-Trois du 26 juin 2015

Les ordinations à Notre-Dame de Paris, la mission des prêtres. La poursuite du travail en vue du synode sur la famille.

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Le tourisme : facteur de découvertes, de rencontres et de nature respectée

(RV) Le Saint-Siège lance un appel au tourisme responsable, respectueux de la nature et des peuples visités, alors que la barre symbolique d’un milliard de touristes internationaux a déjà été franchie et que les chiffres sont en progression constante. Le tourisme est un phénomène global qui interpelle tous les secteurs concernés, dont l’Eglise. Dans un message pour la Journée mondiale du Tourisme, célébrée le 27 septembre, le Conseil pour la pastorale des Migrants et des personnes en déplacement constate que les temps ont changé : nous sommes aujourd’hui des citoyens du monde et le touriste cède la place au voyageur, assoiffé de rencontres, de connaissances, de partage et de découvertes. Le dicastère note par ailleurs que le voyage, aujourd’hui, peut aussi répondre au besoin de s’éloigner du monde virtuel pour redécouvrir l’authenticité de la rencontre avec l’autre.

C’est une opportunité de progrès surtout pour les pays en développement, une source de bien-être pour la planète tout entière. L’économie du partage permet de tisser des réseaux d’humanité et de fraternité capables d’engendrer un échange équitable de biens et de services. Le texte cite abondamment la récente encyclique du Pape François Laudato Si', car il existe une étroite interdépendance entre le tourisme et l’environnement. Profitant des richesses naturelles et culturelles, le secteur touristique peut promouvoir leur conservation ou au contraire leur destruction. Le texte s’adresse donc en priorité aux entreprises du secteur qui ne doivent pas viser uniquement le gain, mais offrir des opportunités d’emploi dans le respect des personnes et de l’environnement. Il s’adresse aussi aux autorités civiles appelées à adopter des lois pour protéger la population et le territoire. Mais les communautés locales sont, elles aussi, exhortées à se montrer accueillantes, à promouvoir leur patrimoine environnemental, social et culturel, à créer des revenus et de nouveaux emplois, et à développer leur identité.

Enfin, c’est une opportunité pour la mission évangélisatrice de l’Eglise qui doit encourager l’accueil de la part des communautés paroissiales et la formation religieuse du personnel touristique, surtout dans la perspective de l’Année de la Miséricorde qui ne manquera pas d’encourager les pèlerinages. L’Eglise a aussi pour mission d’éduquer à vivre le temps libre. L’être humain tend à réduire le repos contemplatif au domaine de l’improductif ou de l’inutile. Or le Saint-Père, dans Laudato Si', nous invite à inclure dans notre agir une dimension réceptive et gratuite, différente d’une simple inactivité. En conclusion, soulignent les signataires du texte, la mondialisation du tourisme peut conduire à la naissance d’un sens civique individuel et collectif à condition que les voyageurs adoptent certains critères. L’effort de chaque individu multiplié par un milliard peut déboucher sur une grande révolution. 

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

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​Le Pape en Amérique latine dans un entretien au Ctv du secrétaire d'Etat

De la sauvegarde des splendides paysages naturels de l'Amérique latine, à la recherche d'une paix et d'une justice sociale qui respectent les droits de tous, en particulier des plus pauvres; de la reconnaissance de la dignité de chaque personne, au respect de l'identité culturelle de chaque pays contre la tendance de la mondialisation à tout uniformiser. Tels seront, selon le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat, les principaux thèmes que le Pape François affrontera au cours du voyage en Equateur, Bolivie et Paraguay, le plus long du pontificat, qui commence dimanche 5 juillet. Le cardinal – qui accompagnera le Pape – en a parlé dans un entretien accordé au Centre de télévision du Vatican à la veille du départ.

En répondant aux question de Barbara Castelli, le cardinal Parolin est parti des paroles prononcées par le Pape Bergoglio à Saint-Pierre le 12 décembre dernier, en la solennité de Notre-Dame de Guadalupe. En citant la célèbre expression de son prédécesseur Jean-Paul II, qui définissait l'Amérique latine le continent de l'espérance, François expliqua que d'elle « on attend de nouveaux modèles de développement qui allient la tradition chrétienne et le progrès civil, la justice et l'équité avec la réconciliation, le développement scientifique et technologique avec la sagesse humaine; la souffrance féconde avec la joie pleine d'espérance ». Et dans ces éléments, le secrétaire d'Etat – qui a été nonce apostolique au Vénézuéla – a identifié ce qu'il définit « la physionomie de l'Amérique latine » en général et, en particulier, également des trois pays que le Pape visite.

La journaliste a demandé ensuite quel rôle peut jouer dans l’Eglise cette partie du monde et quelles impulsions peut-elle offrir à la politique internationale. Le prélat a répondu en décrivant un «continent en mouvement», dans lequel sont évidentes les «transformations à tous les niveaux: culturel, économique, politique. Au cours de ces dernières décennies – a-t-il expliqué – celle-ci a pu jouir d’une phase très positive, qui a permis aux personnes de sortir de la pauvreté extrême, de s'affranchir de la misère et de s'intégrer progressivement dans la couche moyenne». Il a ensuite cité «les phénomènes accentués d’urbanisation» qui sont à l’origine des «mégalopoles d’Amérique latine» et «autres phénomènes liés à la mondialisation, qui se perçoit de manière évidente également dans cette partie du monde». Précisément face à ces nouveaux scénarios, «qui conduisent aussi à une sécularisation de la société latino américaine, même si ils ne sont pas homologables avec le monde occidental, l’Eglise a choisi la voie de la conversion pastorale, de la missionnarité, de l’engagement missionnaire. Et dans ce ce sens peut devenir paragdimatique pour de nombreuses autres parties du monde». Du reste, le magistère même du Pape plonge ses racines dans le Document d’Aparecida, qui avec ses références au primat de la grâce, à la miséricorde et au courage apostolique sont proposés par François à toute l’Eglise universelle.

Quant aux aspects politiques, le cardinal a comparé l’Amérique latine à un «laboratoire où sont expérimentés de nouveaux modèles de participation et des formes plus représentatives» pour donner «voix à des couches de population qui jusqu’à présent n'étaient pas assez écoutées. C’est la recherche d’une voie propre à la démocratie, qui tient compte de la particularité de ces pays; qui sache conjuguer la participation de tous – donc le pluralisme – avec les libertés fondamentales et le respect des droits humains».


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Un milliard de touristes, un milliard d'opportunités

Cité du Vatican, 2 juillet 2015 (VIS). Le Conseil pontifical pour la pastorale des migrations publie le Message pour la Journée mondiale du Tourisme (27 septembre), intitulé Un milliard de touristes, un milliard d’opportunités. Le seuil symbolique d’un milliard de touristiques ayant été atteint en 2012, la Journée mondiale du tourisme 2015 permet de "se pencher sur les opportunités et sur les défis soulevés par ces statistiques. C’est pourquoi nous faisons nôtre le thème proposé par l’Organisation mondiale du tourisme... Cette croissance lance un défi à tous les secteurs concernés par ce phénomène global, touristes, entreprises, gouvernements et communautés locales. Et, bien sûr, à l’Eglise aussi. Le milliard de touristes doit nécessairement être considéré surtout dans son milliard d’opportunités. Ce message est rendu public quelques jours après la présentation de l’encyclique Laudato Si’ du Pape François, consacrée à la sauvegarde de la maison commune. C’est un texte que nous devons tenir en forte considération car elle offre d’importantes lignes directrices à suivre quant à l’attention accordée au monde du tourisme. Nous vivons une phase de mutation, où la façon de se déplacer change et, en conséquence, l’expérience du voyage aussi. Ceux qui partent vers des pays différents du leur le font avec le désir, plus ou moins conscient, de réveiller la partie plus intime d’eux-mêmes à travers la rencontre, le partage et la comparaison. Le touriste est toujours davantage à la recherche d’un contact direct avec ce qui est différent sous son aspect extraordinaire. Le concept classique de touriste s’est désormais affaibli au profit de celui de voyageur qui s’est renforcé, c’est à dire celui qui ne se limite pas à visiter un lieu mais qui, en quelque sorte, en devient partie intégrante. Le citoyen du monde est né. Non plus voir mais appartenir, non plus jouer aux curieux mais vivre, non plus analyser mais adhérer. Non sans le respect de tout cela et de ceux que l’on rencontre".

"Dans sa dernière encyclique, le Pape François nous invite à nous approcher de la nature avec le sens de l’ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, en parlant le langage de la fraternité et de la beauté de notre relation avec le monde. Telle est la juste approche à adopter à l’égard des lieux et des pays visités. Telle est la voie à suivre pour saisir un milliard d’opportunités et de les faire fructifier davantage encore. Les entreprises du secteur sont les premières à devoir s’engager dans la réalisation du bien commun. La responsabilité des entreprises est grande, dans le domaine touristique aussi, et, pour réussir à exploiter le milliard d’opportunités il est nécessaire qu’elles en soient conscientes. L’objectif final ne doit pas être tant le gain que l’offre proposée aux voyageurs de voies à parcourir pour atteindre le vécu dont il est en quête. Ceci, les entreprises doivent le faire dans le respect des personnes et de l’environnement. Il est important de ne pas perdre la conscience des visages. On ne peut pas réduire les touristes à une statistique ou à une source de revenus. Il faut mettre en œuvre des formes de business touristique étudiées avec et pour les individus, en investissant sur les personnes et sur la durabilité, afin d’obtenir aussi des opportunités d’emploi dans le respect de la maison commune. En même temps, les gouvernants doivent garantir le respect des lois et en créer de nouvelles capables de protéger la dignité des individus, des communautés et du territoire. Une attitude résolue est indispensable. Dans le domaine touristique aussi, les autorités civiles des différents pays doivent penser à des stratégies communes pour créer des réseaux socio-économiques globalisés en faveur des communautés locales et des voyageurs, afin d’exploiter positivement le milliard d’opportunités offertes par l’interaction. Dans cette optique, les communautés locales sont, elles aussi, appelées à ouvrir leurs frontières à l’accueil de ceux qui arrivent d’autres pays, poussés par la soif de connaissance. Une occasion unique pour l’enrichissement réciproque et la croissance commune. Accorder l’hospitalité permet de faire exploiter les potentialités environnementales, sociales et culturelles, de créer de nouveaux emplois, de développer son identité et de mettre en valeur le territoire. Un milliard d’opportunités pour le progrès, surtout pour les pays encore en voie de développement. Développer le tourisme, en particulier, sous ses formes les plus responsables, permet de s’orienter vers l’avenir en étant fort de sa propre spécificité, de son histoire et de sa culture. Engendrer des revenus et promouvoir son patrimoine spécifique permet de réveiller ce sens de la fierté et de l’estime de soi utile pour renforcer la dignité des communautés d’accueil, tout en demeurant attentif à ne pas trahir le territoire, les traditions et l’identité en faveur des touristes. C’est dans les communautés locales que l’on peut susciter une plus grande responsabilité, un fort sentiment communautaire, une capacité spéciale de protection et une créativité plus généreuse, un amour profond pour sa terre. Là aussi, on pense à ce qu’on laisse aux enfants et aux petits-enfants. Un milliard de touristes, s’il est bien accueilli, peut se transformer en une importante source de bien-être et de développement durable pour la planète tout entière. La mondialisation du tourisme conduit, en outre, à la naissance d’un sens civique individuel et collectif. Chaque voyageur, en adoptant un critère plus correct pour visiter le monde, devient partie active dans la protection de la Terre. L’effort de l’individu multiplié par un milliard devient une grande révolution".

"Le voyage renferme également un désir qui se concrétise dans l’immédiateté des rapports, dans le fait de s’ouvrir et de participer à la vie des communautés visitées. Il naît un besoin de s’éloigner du monde virtuel, tellement capable de créer des distances et des connaissances impersonnelles et de redécouvrir l’authenticité de la rencontre avec l’autre. Et l’économie du partage est en mesure de tisser un réseau à travers lequel se développent l’humanité et la fraternité, capables d’engendrer un échange équitable de biens et de services. Le tourisme représente aussi un milliard d’opportunités pour la mission évangélisatrice de l’Eglise. Il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur, déclarait le concile Vatican II. En premier lieu, il est important qu’elle accompagne les catholiques par des propositions de liturgie et de formation. Elle doit également éclairer ceux qui, dans l’expérience du voyage, ouvrent leur cœur et s’interrogent, en réalisant ainsi une véritable première annonce de l’Evangile. Il est indispensable que l’Eglise sorte et se fasse proche des voyageurs pour offrir une réponse adéquate et individuelle à leur recherche intérieure ; en ouvrant son cœur à l’autre, l’Eglise rend possible une rencontre plus authentique avec Dieu. A cette fin, il faudrait approfondir l’accueil de la part des communautés paroissiales et la formation religieuse du personnel touristique. La tâche de l’Eglise est également d’éduquer à vivre le temps libre. Le Saint-Père nous rappelle que la spiritualité chrétienne intègre la valeur du loisir et de la fête. L’être humain tend à réduire le repos contemplatif au domaine de l’improductif ou de l’inutile, en oubliant qu’ainsi il retire à l’œuvre qu’il réalise le plus important, c'est à dire son sens. Nous sommes appelés à inclure dans notre agir une dimension réceptive et gratuite, qui est différente d’une simple inactivité. En outre, nous ne devons pas oublier l'invitation du Pape à célébrer l’Année Sainte de la miséricorde. Nous devons nous interroger sur la façon dont la pastorale du tourisme et des pèlerinages peut être un milieu pour faire l’expérience de l’amour de Dieu qui console, qui pardonne et qui donne l’espérance. Le pèlerinage sera sans aucun doute le signe particulier de ce temps jubilaire".

"Fidèle à sa mission et partant de la conviction que nous évangélisons aussi quand nous cherchons à affronter les différents défis qui se présentent, l’Eglise collabore à faire du tourisme un moyen pour le développement des peuples, particulièrement de ceux qui sont les plus défavorisés, en mettant en œuvre des projets simples mais efficaces. L’Eglise et les institutions doivent cependant être toujours vigilants afin d’éviter qu’un milliard d’opportunité ne devienne un milliard de risques, en collaborant à la sauvegarde de la dignité personnelle, des droits des travailleurs, de l’identité culturelle, du respect de l’environnement, etc. Un milliard d’opportunités aussi pour l’environnement. Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu. Il existe entre le tourisme et l’environnement une étroite interdépendance. Le secteur touristique, profitant des richesses naturelles et culturelles, peut promouvoir leur conservation ou, paradoxalement, leur destruction. Dans ce rapport, l’encyclique Laudato Si’ se présente comme une bonne compagne de voyage. Tant de fois, nous faisons semblant de ne pas voir le problème. Ce comportement évasif nous permet de continuer à maintenir nos styles de vie, de production et de consommation. En agissant non pas en maître mais en administrateur responsable, chacun a ses propres obligations qui doivent se concrétiser en actions précises, qui vont d’une législation spécifique et coordonnée à de simples gestes quotidiens, en passant par des programmes éducatifs appropriés et par des projets touristiques durables et respectueux. Tout a son importance. Mais un changement au niveau des styles de vie et des comportements est nécessaire et, même certainement plus important. La spiritualité chrétienne propose une croissance par la sobriété, et une capacité de jouir avec peu. Le secteur touristique peut être une opportunité, et même constituer aussi un milliard d’opportunités pour construire des routes de paix. La rencontre, l’échange et le partage favorisent l’harmonie et la concorde. Un milliard d’occasions pour transformer le voyage en expérience existentielle. Un milliard de possibilités pour devenir les artisans d’un monde meilleur, conscients de la richesse que renferme la valise de chaque voyageur. Un milliard de touristes, un milliard d’opportunités pour devenir les instruments de Dieu le Père pour que notre planète soit ce qu’il a rêvé en la créant, et pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté et de plénitude".


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