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Intention du Pape : octobre 2018
Pour l’évangélisation :
La mission des consacrés
Pour que les consacré(e)s réveillent leur ferveur missionnaire et rejoignent les pauvres, les marginaux et les sans voix.
Saint André de l’Europe
24 Bis rue de saint-Pétersbourg
75008 PARIS
Tél : 01 44 70 79 00
Fax : 09 57 84 35 08

2017

Edito du 24 décembre 2017

Trois messes pour Noël ?

Connaissez-vous le conte humoristique d’Alphonse Daudet : « Les trois messes basses » ? Un pauvre prêtre, tenté par le péché de gourmandise en imaginant les mets délectables qu’il voit préparer aux cuisines la veille de Noël : dindes truffées ; faisans ; huppes ; gélinottes ; coqs de bruyère ; anguilles ; carpes dorées ; vins de toutes les couleurs... Tout cela ne lui sera cependant servi qu’après avoir célébré les trois messes de Noël traditionnelles… Le brave prêtre récite scrupuleusement la première messe, sans oublier une seule génuflexion. Mais dès le début de la seconde, il tourne à vive allure les pages du missel, marmonne les prières et les abrège. Quant à la troisième, de plus en plus obsédé par les plats du réveillon, omettant le credo et le pater, il l’escamote tout simplement !

Oui, vous avez bien lu : le prêtre doit célébrer trois messes ! Sur ce point l’auteur du conte n’a rien inventé. Il y a bien trois messes à Noël : la messe de la nuit ; la messe de l’aurore et la messe du jour…
Pourquoi trois messes ? Parce qu’à chacune de ces trois célébrations correspond une naissance :

1) La messe de la NUIT évoque la naissance du Fils de Dieu, de toute éternité, dans le sein du Père Céleste. Mystère de l’amour du Père pour son Fils qui fait l’admiration des anges au Ciel. 2) La messe de l’AURORE rappelle la naissance de Jésus, ce même Fils unique, sorti du sein de la Vierge Marie. Miracle qui eut lieu dans la grotte de Bethléem sous les yeux émerveillés des bergers guidés par les anges. 3) La messe du JOUR de Noël annonce une troisième naissance. Celle par laquelle ce même Jésus naît en notre âme. Cette naissance est la « nouvelle naissance », la plus importante pour nous. Seul témoin de cette naissance cachée en nous : notre ange gardien.

Oui, tel est le plus grand des mystères de la nativité : Jésus veut naître en notre cœur ! Notre âme est cette crèche en laquelle il veut se blottir comme dans les bras de Marie. Saurons-nous l’accueillir avec assez de foi et d’amour ?
« Il faut qu’en toi Dieu naisse Christ serait-il né mille fois à Bethléem, S’il n’est pas né en toi, c’est en pure perte. » (Angélius Silesius )
Joyeux Noël ! Joyeuse naissance de Jésus en vos cœurs !

Ph. de Maistre, curé

Edito du 17 décembre 2017

Les doigts du chirurgien et du pianiste

L’une des appellations parmi les plus étonnantes données à l’Esprit Saint se trouve dans le chant du Veni Creator : « digitus paternae dexterae… »

L’Esprit Saint est le « doigt de la droite du Père ».

Pensons à la fameuse peinture de la création d’Adam sur le plafond de la Sixtine. Celui qui tend le bras droit en direction de l’homme est bien le Père éternel. En l’effleurant de son index il infuse en sa créature le souffle vivifiant.

Quand le Père agit en effet, c’est « par son bras puissant » qui n’est autre que son Fils. Envoyé par le Père, Jésus est le bras bénissant de Dieu. Mais pour rejoindre l’homme et le toucher, ce bras doit tendre le doigt.

Pensons aux doigts experts du chirurgien. Eux seuls peuvent toucher les blessures pour les guérir. Pensons aussi aux doigts agiles du pianiste virtuose. Eux seuls savent animer la partition en pianotant sur chacune des touches.

L’Esprit Saint tient à la fois du chirurgien et du pianiste. Il nous rejoint là où nulle main humaine ne peut nous toucher sans nous blesser, au cœur même de nos vulnérabilités. Et il fait jaillir de ce cœur guéri une musique céleste : celle de l’amour.

C’est bien cela que nous demandons au cours de cette grande soirée de guérison et d’effusion de l’Esprit Saint par laquelle se clôt la semaine de la Mission : « guérir ceux qui ont le cœur brisé… et faire germer la louange » (Is 61).

Oui, Seigneur, en cette veillée sainte : viens par ton toucher divin, nous guérir et nous éveiller à ta louange !

Philippe de Maistre, curé

Edito du 10 décembre 2017

A rebrousse-poil… de chameau.

Comme les iconostases des sanctuaires orthodoxes, le temps de l’Avent nous met en présence de deux figures annonciatrices de la venue du Christ : Jean Baptiste dans les deux premières semaines, puis la Vierge Marie.

Le contraste est saisissant. Marie est la grâce faite femme, ainsi que la célébra Paul Claudel :

« Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, La femme dans la Grâce enfin restituée, La créature dans son honneur premier Et dans son épanouissement final… »

Jean Baptiste, quant à lui, n’a pas le même charme, c’est le moins qu’on puisse dire : « vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage ». Avez-vous déjà caressé le pelage d’un chameau ? Reconnaissez qu’il y a plus soyeux… Avez-vous déjà humé le parfum d’un dromadaire ? Là encore, on est loin du « chanel 5 » !

C’est dire que l’aspect de Jean Baptiste est quelque peu rebutant. Et pourtant c’est bien lui que l’Eglise nous demande d’écouter en ce début d’Avent : « Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu. »

Jean Baptiste est une voix qui crie dans le désert aride. Une voix rauque. Une voix rêche comme le poil du chameau. Une voix qui nous prend à rebrousse-poil. Une voix qui n’a pas pour but de nous séduire mais de nous convertir.

Le jour de Noël nous fera entendre le prologue de St Jean qui proclame la venue du Verbe « plein de grâce et de vérité ». Si Marie est la grâce, Jean Baptiste est la vérité. Jean Baptiste précède Marie car, pour préparer de Noël, la vérité doit déblayer le chemin par lequel la grâce envahira nos cœurs.

C’est bien pour cela que l’Eglise nous invite à nous confesser avant Noël.

Hardi donc ! Ecoutons la voix de Jean Baptiste... Bonne confession d’Avent !

Philippe de Maistre, curé

Edito du 3 décembre 2017

Une année aux multiples couleurs

L’année liturgique qui s’ouvre ce dimanche ressemble à une palette aux milles teintes. Observez bien la couleur des vêtements du prêtre au cours des mois à venir :

- L’année commence sous le signe du VIOLET qui évoque l’aspect du ciel empourpré par l’aube. « Aube nouvelle dans notre nuit », tel est en effet le temps de l’Avent. Au cours de ces quatre semaines, les chrétiens sont invités, telles ces sentinelles du matin, à veiller dans l’attente du lever du Soleil de Justice qui éclairera ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort.

- Le violet s’éclaircira même jusqu’à devenir ROSE lors du troisième dimanche de l’Avent, dimanche de Gaudete, c’est-à-dire de la joie. Les premiers feux de l’astre du matin éclairant déjà la nuit sur le point de s’achever.

- Le temps de Noël sera, quant à lui, sous le signe de l’OR. Victoire de la lumière sur les ténèbres et gloire de Dieu rendue visible à nos yeux de chair par l’Incarnation du Verbe.

D’autres couleurs apparaitront par la suite, manifestant la richesse et les diverses tonalités du temps liturgique :

- VERT du temps ordinaire ;
- VIOLET sombre et pénitentiel du carême ;
- OR triomphant du temps pascal ;
- ROUGE sang de la passion et de la mort de Jésus ;
- ROUGE feu de la Pentecôte ;
- NOIR des obsèques ;
- Et même BLEU azur des fêtes mariales…

Alors laissons-nous guider par cet enseignement si simple, si profond. Celui qui s’offre chaque dimanche à nos yeux.

Bonne année liturgique !

Philippe de Maistre, curé.

Edito du 25 novembre 2017

Qui es-tu André ?

L’autre jour, en priant dans l’église, mes yeux se posèrent un instant sur l’imposante statue de pierre qui domine le chœur. Cet homme vigoureux portant fièrement sa croix en X, instrument de son martyr.
Je m’interrogeai alors : André, qui es-tu ? La question est d’importance pour notre communauté. Car le nom donné à une église détermine son identité, sa mission particulière.

La tradition grecque appelle André le Protoclet, c’est-à-dire le premier appelé des douze apôtres : Jean Baptiste se tenait là avec deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l’Agneau de Dieu. " ; et les deux disciples suivirent Jésus.

1°) André est le premier à suivre Jésus, le premier DISCIPLE donc. Mais il ne s’arrête pas là, animé qu’il est d’un puissant attrait pour Jésus. : Se retournant et voyant qu’ils le suivaient, Jésus leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Maître, où demeures-tu ? " Il leur dit : " Venez et vous verrez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent chez lui ce jour-là ; c’était environ la dixième heure.

André cherche à fixer la face de son Seigneur. Il le retient et désire demeurer auprès de lui. Cet élan du cœur est celui de l’adoration.
2°) Mais ce même élan qui l’attire vers Jésus ne le laisse pas inactif. Il le précipite ensuite vers son frère Simon. Le disciple se mue alors en APÔTRE : André trouve d’abord son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie ! " Il l’amena à Jésus.
Le premier appelé est également le premier témoin. Un unique souffle, le conduit dans deux directions opposées. Un seul élan d’amour en deux mouvements :
1° Mouvement centripète qui l’attire vers le cœur de Jésus. Goût de l’ADORATION qui fait de lui le premier DISCIPLE.

2° Mouvement centrifuge qui le jette littéralement vers l’extérieur. Elan de l’EVANGELISATION qui fait de lui le premier témoin et APÔTRE.
Suivrons-nous l’exemple de notre saint patron ? Appelés à devenir disciples et apôtres… Rien que cela ! Beau défi, ne trouvez-vous pas ?

Abbé Philippe de Maistre

Edito du 18 novembre 2017
Le Diable s’en mord la queue

N’avez-vous jamais ressenti une certaine gêne en prononçant les paroles du « Notre Père » : « Ne nous soumet pas à la tentation » ?

Dieu serait-il l’auteur de la tentation ?

La réponse du catéchisme est formelle : la tentation ne vient pas de Dieu. Jamais. Penser le contraire reviendrait à accuser Dieu du mal dont il entend nous sauver. Ce serait un non-sens pour notre foi, à la limite du blasphème.

Si la tentation nous assaille, elle est toujours le fait de celui qui laisse traîner sa queue fourchue dans nos pensées et notre imagination : le Diable, serpent des origines, qui approcha sournoisement Adam et Eve. C’est bien lui, le tentateur, l’accusateur, le diviseur…

C’est pour lever l’ambiguïté que la conférence des évêques nous invite à changer nos habitudes. Remplaçons donc la traduction de la sixième demande du Notre Père, « ne nous soumet pas à la tentation », par « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Mais si Dieu ne tente pas, Il peut cependant nous éprouver. Comprenonsbien la nuance. Elle tient au but poursuivi : la tentation a pour but de nous faire chuter ; l’épreuve vise au contraire à nous faire grandir. Le diable nous fait des croche-pattes dans notre marche vers Dieu afin de nous décourager tandis que Dieu, qui est un Père, éprouve ses enfants pour faire croître leur foi, leur espérance et leur charité.

Les choses deviennent un peu plus compliquées si l’on considère que Dieu utilise parfois les tentations du diable pour les retourner à notre avantage. La tentation se mue alors en épreuve. Chaque fois que nous résistons aux suggestions du Diable, nous en ressortons plus fort. Chaque fois que nous revenons à Dieu après avoir été piégé par l’ennemi de notre âme, la chute devient victoire.

Pauvre Diable qui se mord la queue ! Même ses tentations se retournent contre lui. Et l’honneur de Dieu est sauf, Lui qui, tel un Père aimant, fait tout concourir au bien de ceux qu’Il aime.

Abbé de Maistre, curé

Edito du 12 novembre 2017

Le combat de Milou

Connaissez-vous Milou ? Le chien de Tintin, si souvent appelé à la rescousse dans les aventures de son maître. A l’instant même où une mission lui est confiée, survient la tentation… Et le combat s’engage alors : suivre la voix de l’obéissance et de l’amour symbolisée par le petit ange à ailes bleues ou s’en laisser détourner par le démon rouge à queue fourchue.

Ce combat, nous le connaissons bien. C’est celui que livre sans merci notre « ego » à l’Esprit Saint. Cet « ego » qui nous assaille dès le matin et nous rend sourd aux appels de l’amour. Cet « ego » dont Saint François de Sales disait qu’il ne nous lâchera qu’un quart d’heure après notre mort.

Comment nous armer pour le combat ? Comment garantir que notre « ego » ne prendra pas le dessus ? La parole de Dieu est claire : « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès le matin » Mon âme a soif de toi ».

Vous avez bien lu : « dès le matin »… N’est-il pas vrai que notre journée est toute entière conditionnée par les premières minutes qui suivent notre réveil ? Quel sera, au saut du lit, le premier mouvement de notre âme : élan de louange et d’adoration ou repliement sur nous-même ?

Chaque matin, tous les souhaits et les espoirs pour la journée nous assaillent comme autant d’animaux sauvages. La première tâche consiste simplement à les repousser tous, à écouter une autre voix, à adopter un autre point de vue permettant à une vie plus vaste, plus forte, plus paisible, d’entrer en nous : la vie de l’Esprit Saint.

Oui, pour ne pas nous lever du pied gauche, l’arme la plus efficace est la prière du matin… Prière de louange et d’écoute de la parole de Dieu qui nous assure le secours du Seigneur pour toute la journée. « Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes. »

Alors n’oubliez-pas : « dès le matin »...

Abbé Philippe de Maistre, curé

Edito du 22 octobre2017

César ou Jésus ?

« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui revient. » Peu de phrases ont connu une telle fortune… Mais sommes-nous certains de la bien comprendre ? Revenons aux propos et gestes de Jésus. Il se fait présenter une pièce sur laquelle est gravée l’effigie de César. Puisque la pièce est à l’image de ce dernier, elle lui revient naturellement. Il est donc légitime de rendre la pièce à César en payant l’impôt. Voilà pour César. Et Dieu, que lui revient-il ? Ou son image est-elle gra- vée ? La réponse est connue : « Dieu créa l’homme à son image ». L’image revenant à l’original, c’est l’homme lui-même qui doit être don- né à Dieu. « Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire » disons-nous en chaque eucharistie. Dieu ne réclame pas notre argent, il veut notre personne. Non pas notre « avoir » mais notre « être ». En ce- la Il est infiniment plus exigeant que César : Il a soif que nous offrions tout entier à Lui, corps, âme et esprit. Et par-dessus tout, Dieu réclame la part la plus intime de notre être : notre cœur dans lequel est gravée son image. Cette part ne revient qu’à Lui. César ne peut la réclamer. Tel est le fondement de la liberté de conscience rappelée avec force par le Concile Vatican II. Nul pouvoir politique, nulle autorité humaine, ne peut exiger de l’homme une sou- mission intérieure puisque celle-ci n’est due qu’à Dieu. C’est cette vérité qui permit à tant d’hommes à travers les âges de ré- sister aux tentatives d’asservissement des régimes totalitaires. « Vous pouvez enfermer notre corps, manipuler notre âme… Vous n’aurez pas notre cœur » proclament les martyrs de tous les temps. Rendons grâce pour nos frères persécutés et martyrisés aujourd’hui en- core - mais en sommes-nous suffisamment conscients ? - qui nous rap- pellent la liberté offerte par Jésus et l’urgence de nous offrir à Dieu tout entier. Oui, Seigneur : que l’Esprit Saint fasse de chacun d’entre nous une éternelle offrande à ta gloire !

Philippe de Maistre, Curé

Edito du 15 octobre

Épousés par le Christ ?

Que venons-nous faire à la messe ? A en croire les paroles prononcées par le prêtre présentant l’hostie consacrée à l’assemblée – « heureux les invités au festin des noces de l’agneau » - nous sommes conviés à un mariage. Qui sont les heureux mariés ? « L’agneau de Dieu » désigne sans hésiter le Christ. C’est ainsi que le prophète Jean Baptiste le nomme en plusieurs occasions. Rassurez-vous, il n’y a là aucun scoop sulfureux du genre de ceux que le romancier Dan Brown crût révéler : le Christ aurait épousé secrètement Marie Madeleine… Ces fadaises ne résistent pas à une réalité tellement plus belle et profonde. Si le Christ est l’époux promis aux noces, qui donc est l’heureuse élue ? « Le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle » nous dit Saint Paul. « Il s’est livré pour elle ; il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ». L’Église est celle qui a été plongée dans les eaux du baptême et nous y a plongés avec elle : l’Église. Ne nous y trompons pas : l’Église c’est nous. N’avons-nous pas revêtu la robe blanche et nuptiale au jour de notre baptême ? Et n’est-ce pas chacun d’entre nous qui sommes conviés à recevoir le corps de l’époux qui se donne en son eucharistie ? Ces noces, ce sont donc celle du Christ et de chacun d’entre nous. Quelle sur- prise ! Nous sommes conviés à des noces et nous découvrons en y arrivant que l’épouse n’est autre que nous ! A ces noces, les anges et les saints du Ciel ont eux-mêmes dressé la table. Si heureux d’être témoins d’une telle fête. Si heureux de célébrer l’amour dont nous sommes aimés par le Christ, notre époux.

Abbé Philippe de Maistre, Curé.

Edito du 8 octobre

Pour tous les goûts

Êtes-vous déjà allé à Rome ? Si oui, vous souvenez-vous de votre arrivée sur la place Saint Pierre, au cœur de la célèbre colonnade du Bernin ? Ces deux bras de pierre ouverts tels ceux d’une mère accueillant ses enfants. Oui, l’Église est une mère. Et comme toute mère, elle aime à réunir ses enfants. Elle les veut tous autour d’elle. A commencer par les plus petits : nous autres, enfants de la terre – « Église pérégrinante » selon l’expression traditionnelle - en route vers le Ciel. Mais aussi les plus grands, nos ainés déjà parvenus au terme du voyage – « Église triomphante » : les saints glorifiés au Ciel que le Bernin a représentés en statues de pierres juchées entre ciel et terre, au sommet de chacune des colonnes qui enserrent la place Saint Pierre. Certaines de ces statues fixent le ciel, d’autres se penchent avec sollicitude vers les pauvres pèlerins qui se pressent en bas sur la place, les encourageant à élever leurs regards. Le mois d’octobre est étonnant. Comme à Saint Pierre de Rome, il nous fait le- ver les yeux vers le ciel. Comme si l’Église voulait encourager ses enfants à hâ- ter leur marche à la rencontre des innombrables saints du Ciel. Il s’ouvre par la fête de celle que certains ont nommée « la plus grande sainte des temps mo- dernes » : Thérèse de Lisieux. Puis vient le poverello, Saint François d’Assise le 4 octobre… Si l’on faisait un sondage parmi les chrétiens pour désigner les saints les plus populaires au monde, ces deux-là seraient sur le podium à coup sûr. Mais les autres jours du mois ne sont pas en reste : Saint Bruno, le 6 octobre, Sainte Thérèse d’Avila, le 15, Sainte Faustine ou encore Saint Jean Paul II… J’en passe et non des moindres. Un véritable tourbillon de sainteté. Sans oublier les saints archanges qui avaient ouvert le bal le 29 septembre, suivis de près dans leur danse par les anges gardiens, le 2 octobre. er Oui, le mois d’octobre est le mois des saints. Il culminera le 1 novembre dans la fête qui les récapitule tous : la Toussaint qui nous fait célébrer la foule innombrable des saints anonymes connus de Dieu seul. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les styles. Et au sein de cette grande famille, il y a des complicités. Pour ma part, j’ai une tendresse particulière pour Saint Philippe Neri et pour Maximilien Kolbe. En tant d’occasions, ils m’ont jeté du Ciel des « clins Dieu » qui m’ont encouragé. Et vous, quels sont vos préférés parmi cette foule innombrable et bariolée ? Cette question est d’importance car ceux que vous affectionnez sont en réalité ceux qui vous ont choisi pour suivre leur chemin. Alors remerciez-les, célébrez- les, honorez-les comme il se doit.
Bon mois d’octobre !

Philippe de Maistre, curé

Edito du 24 septembre

Edito du 17 septembre

Ange ou Prêtre ?

Si vous croisiez dans la rue – rue de Saint Petersbourg par exemple – un ange et un prêtre, vers qui vous dirigeriez-vous de prime abord ? La question peut pa- raître saugrenue… Pourtant Saint Jean Marie Vianney osait la poser et sa réponse ne laissait place à aucune hésitation : il irait droit vers le prêtre. « Allez vous confesser à un ange. Vous absoudra-t-il ? Vous donnera-t-il le corps et le sang de notre Seigneur ? Vous auriez deux cents anges là qu’ils ne pourraient ni vous absoudre ni célébrer la messe. Un prêtre, tant simple qu’il soit, le peut. »

Une chose est certaine : les prêtres ne sont pas des anges ! Et votre nouveau curé moins que tout autre… Mais s’ils n’ont pas d’ailes - ce qui serait bien pra- tique pour voler d’un mariage à des obsèques puis à une séance de catéchisme - ils ont cependant des mains. De pauvres mains d’homme sur lesquelles l’évêque fit un jour couler l’huile sainte. Mains consacrées depuis ce jour pour que le baume de l’amour de Dieu se répande sur chacun de ceux qu’ils croisent.

Mains offertes au Christ pour que Lui-même continue d’agir à travers elles. Pour qu’Il guérisse, absolve, libère, bénisse, relève ceux qui se pressent vers Lui. Un enfant du catéchisme - la vérité ne sort-elle pas de leur bouche ? - eut un jour ce trait lumineux : « Les mains du prêtre à la messe… Pour de vrai, ce sont les mains de Jésus ! »

Vous l’aurez compris, je ne suis pas peu fier de mes mains et je ne les échange- rais pas même contre les ailes d’un Chérubin, aussi glorieux soit-il ! Ces mains qui ont été ointes dans la cathédrale Notre Dame de Paris le 31 juin 2001, je suis heureux de vous les offrir pour continuer la mission de mes prédécesseurs ici à Saint André de l’Europe. Merci à l’Abbé Christian Leraître qui vous a guidés pen- dant ces 6 dernières années. Votre affection et notre prière l’accompagnent dans sa nouvelle mission de l’autre côté du boulevard des Batignolles. Merci aux Pères Reb et Adjibogoun de m’accueillir au sein de l’équipe sacerdotale. Et merci à cha- cun d’entre vous pour votre accueil.

Mes mains se sont jointes ce matin pour prier pour chacun d’entre vous. Je les ouvre maintenant pour vous bénir. Et espère qu’elles serreront les vôtres très prochainement pour vous saluer.

Philippe de Maistre, votre nouveau curé.

Edito été 2017

Accueillir Dieu à travers ses disciples

Les textes de ce dimanche nous parlent de l’accueil.
Dans la première lecture, le prophète Élisée a bénéficié de la générosité d’une Sunamite qui l’a accueilli parce qu’elle a reconnu en lui un messager de Dieu. Cet accueil est devenu pour cette femme source de bénédiction. Autrement dit, à travers les serviteurs de Dieu que nous recevons, c’est Dieu lui même que nous accueillons ; et qui accueille Dieu dans sa vie ne peut qu’être comblé au-delà de ses attentes.
Dans la deuxième lecture, saint Paul définit comme le jour le plus important de notre vie, celui où nous avons été accueillis dans la grande famille des chrétiens. Au jour de notre Baptême, en effet, c’est Dieu Lui-même qui nous rejoints et nous accueille. Par le baptême, nous sommes immergés dans l’océan d’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Esprit Saint. Ainsi nous acceptons d’accueillir le Christ et de le mettre au cœur de notre vie. Il s’agit d’un accueil mutuel entre Dieu et nous et d’une alliance d’amour.
L’Évangile place cet amour au-dessus de tout lien familial. Il est la source de notre identification au Christ, l’Envoyé du Père. Ainsi d’une part, notre accueil et notre attachement au Christ doivent se révéler plus forts que le lien de sang. D’autre part, celui qui nous accueille en tant que disciples ou serviteurs de Jésus, accueille Jésus et de fait Dieu Lui-même. Que Dieu nous donne la grâce de toujours nous identifier à Jésus et de le reconnaître à travers toutes les personnes que nous rencontrerons pendant ces vacances.
Bonnes vacances à tous en compagnie de Notre Dame de la tendresse !

Père Thierry ADJIBOGOUN

Edito du 26 juin 2017

Confiance : Dieu ne nous abandonne jamais ! La Bonne Nouvelle du salut parle au cœur de l’homme, même si elle va à contre-courant de l’esprit du monde. Aussi les messagers de l’Evangile sont-ils exposés aux contradictions, même de leurs plus proches non encore prêts à se laisser transformer par la parole de Dieu. Dans la seconde lecture, Paul atteste que Jésus est ve- nu restaurer toute l’humanité ; les disciples sont encou- ragés, vivifiés avec l’assurance de ne pas céder à la peur ni de se laisser envahir par le doute. Jésus leur enseigne que leur force ne vient pas d’eux-mêmes mais de Dieu qui les envoie. C’est cette foi inébranlable en Dieu qu’a exprimée Jérémie. Malgré le décourage- ment, l’hostilité et le doute dont il était submergé, il s’en remet à Dieu. Cela est toujours actuel pour nous ! Sans voir immédiatement le fruit de sa prédication, il sait quel est le Dieu en qui il met sa confiance : un Dieu qui combat avec le pauvre et le persécuté. Et il ne se laisse pas impressionné par les puissants de ce monde, ni les faux-amis, les « forts en gueule » (selon le mot de notre curé !). Ses tribulations ne l’abattent pas ; elles renouvellent sa foi en un Dieu juste et bon qui transforme son amertume en louange ! Daigne le Seigneur nous accorder la force du témoi- gnage malgré les tribulations du monde et faire de notre vie une perpétuelle action de grâce. Amen

Père Thierry ADJIBOGOUN

Edito du 18 juin : Saint Sacrement

« Souviens-toi de la longue marche que tu as faite… »

Au seuil de la terre promise, Moïse s’adresse au peuple de Dieu. Tout le livre du Deutéronome est une sorte de testament spirituel que Moïse livre à son peuple au moment où celui-ci va continuer sa route sans lui. Il nous invite d’abord à convoquer la mémoire de ce que nous avons vécu. Il nous invite à la reconnaissance. « Être reconnaissant », c’est savoir reconnaître dans notre histoire la présence d’un autre qui nous a apporté quelque chose ! C’est découvrir que Dieu était là, véritablement présent… comme caché, discret, inconnu, sans vouloir s’imposer pour ne pas être pesant… devant être reconnu. Mais « être reconnaissant » c’est aussi savoir dire merci, être dans l’action de grâce, être dans la gratitude pour ce qui a été donné. Comme un échange de grâces ! Aujourd’hui les enfants de saint-André sont invités à découvrir et reconnaître la présence de Dieu dans l’eucharistie, et à ex- primer leur foi en un Dieu qui se rend présent dans notre monde, dans notre vie. Sommes-nous capables de Le reconnaître ? Notre « AMEN » au moment de la communion exprime cette foi en Dieu qui se rend présent : OUI, c’est vrai, c’est sûr. J’y crois ! Aujourd’hui les enfants de saint-André sont reconnaissants à Dieu de se donner à eux pour conduire leur vie. Moïse ne rap- pelle pas des conditions à remplir pour entrer en Terre Pro- mise, mais les conséquences qui découlent du don qu’ils reçoivent ! Avec sérieux et dans l’action de grâce pour un don reçu gratuitement, ils engagent avec nous leur vie pour aimer comme Jésus aime, pour découvrir la joie d’un amour infini et sans retour. Aujourd’hui, votre curé est comme ces enfants : reconnaissant pour ces années passées avec vous. Reconnaissant la présence de Dieu à travers les uns et les autres rencontrés sur son chemin, même s’il n’a pas su les identifier toujours. Disant merci pour ce qui a été vécu… comme une grâce ! C’est vrai, c’est sûr. J’y crois. AMEN.

P. Alain-Christian LERAITRE, curé.

Edito du 11 juin

Laetitia, Mattéo, Pauline, Maxime, Catarina, Roman, Guilhem, Sixtine, Julie, Arthur, et Juliette.

Chers jeunes, chères familles, À travers la célébration de la profession de foi, nous savons bien que vous reprenez à votre compte l’engagement de vos parents, parrains et marraines au moment de votre baptême. Ils se sont engagés à vous faire découvrir qui est Dieu à travers leur vie de tous les jours. En les voyant prier, en les voyant se comporter dans le monde comme chrétiens, vous avez pu percevoir quelques fois que croire en Dieu, c’est sérieux ! Cela nous fait agir parfois à l’inverse de ce que nous pouvons voir parfois autour de nous. Cette foi en Dieu se transmet après les engagements que nous prenons, et par le témoignage que nous rendons à travers les actions de tous les jours…parfois, nous ne nous en rendons pas compte mais à travers nos actions ce qui compte le plus pour nous. Que ce témoignage qui passe dans les plus petites actions de nos vies, ouvre notre désir de mettre l’amour

Père Alain-Christian LERAITRE

Edito du 4 juin : Pentecôte
Habiter en Dieu pour être unis comme des frères

Au moment où Jésus va être séparé de ses disciples, il leur annonce qu’ils seront bientôt baptisés dans l’Esprit Saint. L’Esprit qu’ils vont recevoir comme une puissance fera d’eux des témoins de la résurrection du Christ jusqu’aux extrémités . Dans l’évangile selon saint Jean (J16) Jésus parle de l’esprit comme du Paraclet c’est-à-dire d’un avocat, d’un défenseur. Le rôle du Paraclet est précisé : il fera accéder les disciples à la vérité toute entière, c’est-à -dire à la parfaite connaissance de Jésus comme fils de Dieu et Seigneur. L’Esprit Saint nous l’avons reçu dans sa plénitude le jour de notre baptême et de notre confirmation. Il semble pourtant qu’il ait du mal à trouver sa place dans notre vie, même si les mouvements charismatiques ont été l’occasion pour beau- coup de le découvrir ou redécouvrir. L’Esprit Saint est pourtant le vrai compagnon de notre existence croyante. C’est Lui qui nous donne de prier Dieu comme père et non comme une divinité lointaine et inaccessible. C’est Lui qui en se manifestant comme puissance nous donne d’annoncer notre foi. C’est Lui qui met en nous le courage de la fidélité dans les moments difficiles qui bousculent nos certitudes. C’est Lui qui éclaire notre intelligence lorsqu’il nous faut prendre des décisions pour nous-même ou ceux dont nous avons la responsabilité. Nous pouvons reprendre comme invocation à l’Esprit cette strophe de la séquence qui sera chantée durant la messe « Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé ». Ne faisons pas de l’Esprit Saint, le grand absent de nos prières, de nos vies, de nos actes alors qu’il en est l’Inspirateur.

Père Michel Reb

Edito du 28 mai 2017

Habiter en Dieu pour être unis comme des frères
Après l’Ascension nous avançons vers la Pentecôte qui inaugure l’ère de l’Église. Les textes de la liturgie de ce dimanche nous parlent de cette Église que Jésus a voulue dans l’unité, car elle constitue son Corps : Église, Corps mystique du Christ, Sacrement de l’unité. Cette unité à laquelle Jésus nous invite se fonde sur la Trinité Sainte. En priant ainsi : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi », Jésus fait de son unité avec le Père et dans l’Esprit,non un simple modèle, mais un espace où Dieu nous accueille pour vivre en fils et filles d’un même Père. Lorsqu’au nom de Jésus, nous recherchons l’unité en paroisse, en famille ou en couple, nous venons habiter ensemble dans l’amour de Dieu. Le Père et le Fils, unis par l’Esprit Saint viennent affermir ce désir d’unité, cette volonté souvent mise à mal par le péché inhérent à notre condition humaine.
Dieu est le premier à nous aimer. Il éveille la source de l’amour entre nous et l’alimente
quand nous nous ouvrons à son Esprit d’amour, de vérité et d’unité. Parce que nous sommes aimés, nous trouvons la force de vivre l’amour sans nous arrêter aux blessures de l’amour-propre et du ressentiment. En ouvrant notre cœur à l’Esprit qui unit le Père et le Fils, nous pouvons toujours aborder ceux que Dieu met sur notre route avec des mots et un regard qui ouvrent toujours à l’espérance. Par l’Eucharistie, signe du pain partagé et « sacrement de la fraternité », Jésus ne cesse de nous ouvrir à l’Esprit Saint, sceau de son unité avec le Père. Que cet Esprit aux dons innombrables que nous nous préparons à fêter suscite toujours nos gestes de bonté, de patience et d’amour de fils et filles d’un même Père !

Père Thierry ADJIBOGOUN

Edito du 21 mai 2017
L’Ascension de Jésus… notre ascension ?

La foi chrétienne nous propose un cheminement vers Dieu, notre Père, qui est au Cieux. Ne nous laissons pas abuser par les images. « Les cieux » ce ne sont pas des lieux, mais plutôt des situations par rapport à Dieu ; il s’agit de dimensions spirituelles, depuis les profondeurs de l’obscurité, du péché et de la mort, jusqu’aux hauteurs, symbolisant la rencontre sublime de Dieu, et la proximité avec Lui. L’Ascension du Christ, c’est la certitude tout ce que Jésus a vécu hu
m a i n e m e n t avec ciples dans la plénitude de la condition « il est assis à la droite du Père », c’est-à-dire qu’il est comme Lui, « Seigneur », avec Lui, en Lui. que ses dis- entre divine. En Jésus, notre humanité entre pour toujours dans la divinité de Dieu ; par l’accueil de sa présence et l’offrande de notre vie. L’Esprit Saint nous est donné pour que nous vivions nous aussi, par grâce, cette Ascension que Jésus a connue. C’est faire entrer toute notre réalité « charnelle » dans cette proximité avec Dieu ; donner un sens spirituel à tout ce que nous réalisons par notre vie ; faire naître en Dieu la totalité de notre humanité, réconciliée, unifiée, glorifiée.

P. Alain-Christian LERAITRE



Edito du 14 mai 2017

Comment pourrions-nous savoir le chemin ?

Chaque phrase de l’évangile de ce dimanche est, à elle seule, le départ d’une réflexion, d’une méditation, d’une action de grâce. On pourrait s’arrêter par exemple sur : « je pars vous préparer une place », ou bien « dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » ; ou encore « moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ». Comme l’apôtre Philippe, peut-être un peu agacé par ce long discours de Jésus, dire à notre tour : « Montre- nous le Père, cela nous suffit » ! Nous avons un peu le tournis en relisant ce beau pas- sage de saint Jean et notre prière risque de partir dans toutes les directions. Suivons plutôt le conseil de Saint Ambroise de Milan : « Entrons dans ce chemin, attachons-nous à la vérité, suivons la vie. Le chemin est ce qui conduit, la vérité est ce qui affermit, la vie est ce qui se donne de soi- même ». Saint Ambroise ajoute : « Nous te suivons, Seigneur Jésus. Mais pour que nous te suivions, appelle -nous, parce que, sans toi, nul ne montera vers toi. Car tu es le chemin, la vérité, la vie. Tu es aussi notre se- cours, notre foi, notre récompense. »

P. Michel REB


Des nouvelles du Cardinal André Vingt-Trois Après une amélioration sensible de son état de santé, le cardinal André Vingt-Trois a quitté l’hôpital à la fin du mois d’avril. Il poursuit son traitement et sa rééduca- tion. Il reprend progressivement ses activités au service du diocèse de Paris. Le Cardinal remercie à nouveau toutes celles et ceux qui l’ont soutenu par la prière et qui lui ont adressé des messages d’encouragement au cours des deux mois écoulés.

Edito du 7 mai 2017

Un nouveau curé pour saint-André de l’Europe A compter du premier septembre, Mon- seigneur VINGT-TROIS confie au père Philippe de MAISTRE la charge de curé de saint-André de l’Europe. Il est depuis 4 ans aumônier général à Stanislas. Au- tant dire que son expérience auprès des jeunes sera un réel atout pour accompagner le dynamisme de toute la paroisse. Je rends grâce à Dieu pour tout ce qui a été vécu... et je suis plein d’espérance pour tout ce que saint-André découvrira d’autre de l’amour infini du Bon Dieu pour chacun et grâce au ta- lents de tous !
P. Alain-Christian LERAITRE, curé.

6-7 mai : quête impérée pour les vocations L’Œuvre des Vocations accompagne le discernement des voca- tions sacerdotales et religieuses grâce à la générosité de ses donateurs. En 2015-2016 près de 160 séminaristes sont en formation pour les diocèses d’Île-de-France. Études, prière et missions sur le terrain constituent les trois axes forts de leur formation pendant 7 ans.

« Finalement, l’homme n’est pas seulement là pour se construire lui-même, mais pour se laisser défier par la vie. Nous vivons tous une histoire commune, en relation les uns avec les autres. L’homme ne devrait pas simplement pen- ser à ce qu’il voudrait, mais aussi se demander à quoi il pour- rait participer. Il se rendrait alors compte qu’il s’accomplirait non dans ce qui est agréable et facile et dans la passivité, mais dans le fait de se laisser solliciter, ce qui est plus difficile. Tout le reste devient ennuyeux avec le temps… L’homme seul qui "s’expose au feu", qui reconnaît un appel au fond de soi, une vocation, une idée face à laquelle il doit être à la hauteur, qui accepte une charge pour l’ensemble, seul cet homme trouve un accomplissement. Ce n’est pas de prendre le chemin de la faci- lité qui nous enrichit, mais bien de se donner. » Benoît XVI in voici quel est notre Dieu, Mame, Paris, 2000, p. 197.

Edito du 30 avril 2017

A la rencontre du Ressuscité dans sa Parole et son
Eucharistie
.

Scandalisés, découragés, attristés et fébriles par la mort du Seigneur sur la croix, deux disciples retournent chez eux pour reprendre leur ancienne vie à Emmaüs. « Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha ».
Il en est de même pour nous. Dans nos angoisses, nos tristesses, nos peines, nos déboires, nos désespoirs, et nos échecs Jésus se fait proche de nous, il nous rejoint. Il connaît les sentiments et les pensées que nous portons dans nos cœurs dans ces moments d’épreuves de la foi. Si nous prenons le temps d’être avec lui et de l’écouter il saura guérir nos cœurs, panser nos blessures, fortifier notre volonté, éclairer notre intelligence à la lumière de sa Parole pour que nous puissions retrouver le courage de continuer notre chemin. En marchant avec nous au cœur de ces fragilités inhérentes aux nombreuses vicissitudes de notre existence, Jésus nous rassure par sa présence silencieuse, vivifiante et active. Il redonne sens à notre vie. Sa parole de vie et de vérité demeure la source d’espérance, de lumière, de joie et de consolation. « Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent ». C’est à la fraction du pain que les disciples d ’Emmaüs reconnurent le Seigneur. L’eucharistie, mémorial de la passion mort-résurrection du Christ est la source et le sommet de la vie chrétienne et de l’évangélisation. Corps livré, sang versé !
Comment s’y prendre pour y participer activement a fin d’en vivre profondément dans un authentique témoignage ? En se nourrissant à cette double table, l’Église s’édifie sans cesse et se renouvelle de jour en jour dans la foi, l’espérance et
la charité. Ouvrons donc nos cœurs au feu de sa Parole pour le reconnaître dans l’Eucharistie afin de demeurer de véritables disciples missionnaires.

P. Thierry ADJIBOGOUN

Edito du 23 avril 2017

« la paix soit avec vous »

Il y a de la tristesse dans notre pays aujourd’hui…
Tristesse de se voir ainsi, et de ne pas arriver à se rassembler pour l’élan dont il est capable, alors même que les épreuves et les incertitudes demandent que nous nous retrouvions.

Il y a aussi le risque de ne plus voir notre vie en société que négativement, oubliant combien nous avons de la chance de vivre dans ce pays, et que beaucoup envient
nos conditions de vie.

Allons-nous continuer à nous désoler, à nous opposer, à ne plus croire à nos capacités, mais aussi à ne plus voir tout ce qui, le plus souvent silencieusement, fait de manière bonne et heureuse la vie de ce pays : le travail bien fait, la disponibilité auprès de ceux qui souffrent, la vie de famille… ?
Il y a beaucoup de richesse cachée dans les cœurs, et de l’espoir qui vient de l’action de beaucoup. Et pour nous, chrétiens, il y a l’invincible espérance que nous donne le Christ d’une lumière qui l’emporte sur toutes les obscurités.
Alors, allons-nous encore laisser passer les années sans nous situer à hauteur des enjeux de responsabilité et de sens que la vie en commun nécessite ? Sommes-nous
prêts à regarder les choses en face et à en tirer toutes les conséquences pour nos conduites personnelles et collectives ? Chacun, à son niveau, est responsable
de la vie et de l’avenir de notre société. Cela demandera toujours courage et audace. Des qualités qui n’ont jamais déserté le cœur de notre pays.

Conseil permanent de la conférence des évêques de France
Dans un monde qui change retrouver le sens du politique

Edito du 9 avril 2017

La Grande Semaine

Nous avons achevé la navigation du jeûne et voici, par la grâce de Dieu, que nous touchons au port. Mais ne nous négligeons pas parce que nous touchons au port ; au contraire, redoublons de zèle parce que nous allons atteindre le terme du voyage. Ce qu’est le port pour les marins, le prix pour les coureurs, la couronne pour les athlètes, la semaine où nous sommes est tout cela pour nous. C’est la source de nos biens, et il s’agit maintenant de se disputer les couronnes.
Pourquoi l’appelle-t-on la Grande Semaine ? Parce que, dans cette semaine, Dieu a fait pour nous de grandes choses, c’est dans cette Grande Semaine que la longue tyrannie du démon a été brisée, que la mort a été éteinte, que celui qui était fort a été enchaîné ; ses vases ont été pillés, le péché enlevé, la malédiction effacée, le paradis s’est ouvert, le ciel est devenu accessible, les hommes se sont mêlés aux anges, le mur qui séparait tout a disparu, le voile a été enlevé, le Dieu de paix a étendu la paix dans le ciel et sur la terre. Voilà pourquoi on l’appelle la Grande Semaine.
Nous qui courons aujourd’hui au-devant du Christ, nous ne sortons pas d’une seule cité, ce n’est pas la seule Jérusalem, c’est la terre entière qui envoie au-devant de Jésus ses Églises. Elles ne brandissent ni ne secouent de rameaux de palmier, mais elles portent l’aumône, l’humanité, la vertu, le jeûne, les larmes, les prières, les veilles, toutes les fleurs de la piété, pour les offrir à notre Maître, le Christ.
St Jean Chrysostome.

Edito du 2 avril 2017
Chère Géraldine,

Voici venir le 5ème Dimanche du Carême. Une fois de plus, tu nous montres le chemin en te laissant scruter par Dieu, telle que tu es, dans l’espérance de prendre part à la vie éternelle.
En retournant en Judée tout près de Jérusalem - alors qu’il fait déjà l’objet de poursuites - Jésus risque beaucoup pour sauver son ami Lazare. Par cette démarche,
il préfigure déjà sa Passion, où il risquera tout pour redonner vie à l’humanité toute entière.
Dans quelques semaines, tu recevras le sacrement du baptême. A l’image de Marthe et Marie, lorsque Jésus annoncera « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui
croit en moi, fût-il mort, vivra. Le croyez-vous ? », tu te lèveras promptement, et tu répondras « oui, je crois que Tu es le Christ, le fils de Dieu ».
Nous te suivrons dans ta démarche, et, comme pour Lazare, au travers du mystère du sacrement du Baptême nous entendrons résonner avec un écho tout particulier les mots issus de la bouche même du Seigneur Jésus : « Sors », puis « déliez-le et laissez-le aller ».

Thomas BRISSAUD,

Membres du Conseil Pastoral



Edito du 26 mars 2017

Bientôt les lunettes de vie connectées !

Chère Géraldine, chers paroissiens,
Nous sommes tous des aveugles de naissance. Mais Jésus Christ nous montre le chemin pour voir en vérité comme dans l’Évangile de ce jour qui nous replonge dans la création, le baptême, ton baptême Géraldine, notre baptême.
Mais que voyons-nous vraiment par ce sacrement ?

Avec le baptême nous recevons la grâce de voir à la lumière de l’Esprit Saint. Il nous éclaire sur notre vraie nature, notre filiation divine par le Christ mais égale-ment Il nous permet de voir la création avec une immense joie. C’est comme si nous pouvions voir à travers des lunettes de vie : pour voir l’Esprit Saint agir en nous, pour discerner les chemins que nous devons prendre. Ces lunettes sont aussi connectées au monde pour admirer les merveilles de Dieu, pour voir l’autre avec le cœur au-delà des apparences, pour que « Grâce et bonheur nous accompagnent tous les jours de nos vies » (PS 22).

Alors en cette année de la transmission, comme Géraldine nous le rappelle avec son baptême, partageons la lumière du monde et faisons cadeau de ces lunettes de vie connectées, à nos familles, amis, voisins, collègues, connaissances… pour qu’eux aussi puissent, à leur tour, voir en vérité.
NB : Pensons à « laver » nos lunettes de vie connectées régulièrement en confession, et surtout pendant cette période de carême, pour y voir clair.

Marie-Annabelle et Olivier Arthaud

Membres du Conseil Pastoral


Très sensible à toutes les marques de sympathie et de prières qu’elle a reçues, suite au décès subit de son époux François LAIGLE, Maryse, notre intendante paroissiale, tient à remercier chacun de sa présence et de sa proximité..
Un grand nombre de paroissiens a pu se rendre à la célébration des obsèques à saint-Eloi, leur paroisse. Nous continuerons de prier avec elle et toute sa famille.

. Alain-Christian.


Edito du 18 mars 2017

Durant ce temps de carême, alors que nous cheminons pour redonner vie à notre engagement baptismal, nous accompagnons Géraldine qui, la nuit de Pâques, sera baptisée à Notre-Dame de Pa-ris par le Cardinal, entourée de toute notre communauté. Portant l’écharpe violette de ceux qui se préparent à suivre Jésus, elle a reçu les dimanches précédents, le témoignage de la foi, et les mots de la prière de la part de la communauté chrétienne. Ce dimanche « de la samaritaine » lui fait vivre le premier des scrutins. Elle est portée par toute la communauté dans ces derniers jours précédant son baptême

P. Alain-Christian LERAITRE


Chère Géraldine,

Ton chemin vers le baptême me réveille. J’ai reçu le baptême, j’ai été plongée dans la grâce comme tu vas l’être dans la nuit de Pâques. Est-ce que j’ai conscience de l’Eau Vive que le Christ me propose ?
En ce temps de carême, de recentrement sur l’essentiel, je me pose la question.
Par le baptême, nous recevons cette vie nouvelle, qui fait de nous comme l’arbre du Psaume 1, planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt.
A nous de rester vivants, en lien étroit avec le Vivant, et recevant l’Eau vive qu’il nous propose, gratuitement, comme à la Samaritaine.
A nous de produire du fruit, en famille et autour de nous, dans l’Église et dans le monde.
Merci de nous entraîner à faire mémoire de notre baptême, à répondre au Christ, en communauté. Bonne marche vers Pâques.

Laure Baratte membre du Conseil pastoral de la paroisse.

Edito du 12 mars 2017

Durant ce temps de carême, alors que nous cheminons pour redonner vie à notre engagement baptismal, nous accompagnons Géraldine qui, la nuit de Pâques, sera baptisée à Notre-Dame de Pa-ris par le Cardinal, entourée de toute notre communauté. Portant l’écharpe violette de ceux qui se préparent à suivre Jésus, elle a reçu la semaine dernière la profession de foi, le Credo, de la part de l’assemblée. Ce dimanche, elle reçoit la prière du Notre-Père, prière que Jésus donne à ses frères pour être avec eux tous les jours jusqu’à la fin des temps.

P. Alain-Christian LERAITRE


Un grand merci, chère Géraldine, de nous réveiller par ton engagement d’adulte, dans notre mission de baptisés et d’enfants de Dieu.
Ce vœu est pour moi, pour notre communauté, signe de la présence divine qui nous appelle à « renaître », comme le dit si poétiquement saint Jean, au chapitre 3 : « le vent souffle où il veut mais on ne sait pas d’où il vient, ni où il va ; il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle et de l’Esprit ».
Il a soufflé sur toi.
Dans cet évangile de la transfiguration, thème très représenté dans l’iconographie orthodoxe, Dieu à travers Jésus, du haut du mont Thabor est venu rassurer de sa présence divine le petit cercle des amis de Jésus, qui connaît déjà sa destinée.
Ils savent désormais que Jésus et Dieu ne font qu’un et qu’ils ne seront jamais abandonnés. J’ai moi-même ce sentiment, en tant que baptisée, de ne jamais être seule dans ma liberté de pensée et d’action, et ce, malgré mes insuffisances, dans les moments de choix de doutes de craintes.
Cette appartenance à la famille du Christ me rappelle que chacun et chacune, avec ses humbles moyens se doit de participer à la transformation de notre monde d’ici-bas, que l’on sait capable des pires horreurs, plutôt que d’attendre l’avènement de la Jérusalem céleste, cité idéale décrite dans l’Apocalypse, où règneront justice et fraternité.

Elisabeth LE ROY LADURIE membre du Conseil pastoral de la paroiss

Edito du 5 mars 2017

Durant ce temps de carême, alors que nous cheminons pour redonner vie à notre engagement baptismal, nous accompagnons Géraldine qui, la nuit de Pâques, sera baptisée à Notre-Dame de Paris par le Cardinal, entourée de toute notre communauté. Ce samedi, entourée de son curé, son accompagnatrice Claire, son parrain Issao, au cours de la célébration de l’appel décisif au baptême par l’évêque Mgr Beau, elle a reçu l’écharpe violette comme signe d’espérance et de désir de conversion.

P. Alain-Christian LERAITRE


Chère Géraldine,

Nous avons décidé de t’écrire un mot chaque dimanche de carême pour te dire combien nous sommes émerveillés par ta dé-marche. Elle semble couler de source et pourtant, on imagine bien tous les obstacles qu’il t’a fallu franchir pour arriver à cette évidence : tu souhaites recevoir le baptême.
Tu as certainement dû connaître des traversées du désert, affronter des critiques et être assaillie de doutes. Mais, comme le dit l’Évangile d’aujourd’hui, tu prouves une nouvelle fois que « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Et à l’exemple du Christ, tu as su surmonter ces épreuves pour terminer ta démarche dans quelques semaines.
Nous, qui avons été baptisés enfant, avons finalement eu un chemin plus facile. Nous nous sommes souvent posé moins de questions car nous étions pris dans une certaine routine
Ton exemple vient nous rappeler que l’esprit de Dieu est à l’œuvre au milieu de nous, tous les jours. Tu viens nous bous-culer, nous sortir de nos routines pour nous obliger à repenser le sens de nos actes, de nos engagements. Merci mille fois d’être ce signe au sein de notre communauté qui t’accueille avec grand plaisir. Nous t’accompagnons de nos prières jusqu’à Pâques mais aussi, bien au-delà.

Etienne AURIAU, membre du Conseil Pastoral de la paroisse.


Temps de Carême : intérêt liturgique et spirituel.

Le temps du Carême est chargé de signes très significatifs qui lui confèrent son caractère magnanime et fortement spirituel. Le violet exprime la pénitence et la contrition ; et dans la perspective de la Résurrection du Christ, il symbolise égale-ment l’espérance et l’attente. Les quarante jours rappellent les quarante ans de traversée du désert par les fils d’Israël dans l’espérance de la terre promise, et les quarante jours de jeûne de notre Seigneur Jésus-Christ dans le désert, dans l’espérance du Règne de Dieu qu’il inaugure.

Le Mercredi des Cendres nous rappelle que nous sommes poussière et que nous y retournerons ; il nous invite à se convertir et à croire en l’Évangile. Le Dimanche des Rameaux et de la Passion, tous les textes liturgiques nous incitent à une contemplation particulière du Christ triomphant, bientôt objet de rejet par les hommes. La Semaine Sainte rappelle les derniers jours du Christ sur terre : ainsi, les Lundi, Mardi et Mercredi Saints, la liturgie de la Parole insiste sur le mystère de l’Incarnation, de la Mort et de la Résurrection du Christ. Le Jeudi Saint, début du Triduum pascal, est le jour commémoratif de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce par le Christ. Nous contemplons et admirons davantage la bonté mystérieuse du Christ qui s’offre en Nourriture inaltérable pour nous. Aussi, devons-nous veiller et prier, selon sa recommandation (cf. Mt 26, 41 ; Mc 14, 38 ; Lc 22, 46), pour ne pas succomber devant la tentation. Voilà qui préfigure la terrible épreuve à laquelle il se livrera le Vendredi Saint, jour de la célébration de sa Passion et de sa Mort sur la Croix. Le Samedi Saint la veillée pascale nous plonge dans l’attente de l’imminente et éminente victoire du Christ sur la mort.
Fructueux temps de Carême et bonne montée vers Pâques.

P. Thierry ADJIBOGOUN

Edito du 26 février 2017

« Tous les jours à la télévision, on vous propose des contrats de confiance, des garanties… Nous savons ce que l’on peut en penser. Mais ce qui est significatif, c’est que tant de gens cherchent le moyen de garantir leur avenir, étant entendu qu’ils n’attendent rien de Dieu ! C’est cela que Jésus nous dit dans l’Évangile, si nous avons vraiment foi en Dieu, si nous avons vraiment con-fiance en sa promesse, si nous sommes vraiment sûr qu’Il n’abandonne pas ses enfants qu’Il aime, pourquoi tant d’inquiétude ?

Peut-être effectivement aurons-nous des lendemains moins heureux que ceux des années passées, moins confortables ? Peut-être connaîtrons-nous des temps plus durs, cela veut-il dire que notre vie est finie ? Serons-nous dans l’échec parce que nous disposerons de moins de moyens, de moins d’argent ? Cette relative prospérité économique est-elle devenue le dieu de notre vie, au point d’y sacrifier tant de choses ? Tant de temps ? Tant d’amour ? De relations entre les époux, entre les parents et les enfants ? En sacrifiant sa santé ? Bref, d’en faire le véritable maître de notre existence ? ... Il faut savoir que dans la foi qui est la nôtre, telle que nous l’avons reçue d’Israël et que nous l’avons développée sous la motion de l’Esprit Saint, il n’y a qu’un seul Dieu que nous devons aimer et servir de tout notre cœur et de toutes nos forces. Et le reste, c’est le surcroît, c’est ce que nous donne le surplus de sa miséricorde et de son amour.

Alors, au moment d’entrer dans ce temps de carême, je pense qu’il est bon pour nous de nous remettre devant cette option fondamentale : qui est vraiment Dieu dans notre vie ? Est-ce le Dieu de Jésus-Christ en qui nous avons toute confiance ? Ou bien est-ce le dieu de la bourse ? « Nul ne peut servir deux maîtres » (Mt 6, 24), « ne vous faites pas tant de souci pour de-main, demain se souciera de lui-même, à chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34). »

André Cardinal VINGT-TROIS.

Edito du 19 février 2017
Au fil des Béatitudes

« En ce qui concerne les Béatitudes, les auteurs, en comparant le texte de Matthieu à celui de Luc, essaient de redécouvrir le document primitif qui les a inspirés, afin de déterminer la visée propre à chaque évangéliste, compte tenu de leur intention et du milieu ecclésial auquel ils s’adressent.
Luc aurait explicité cette source primitive en l’appliquant à une chrétienté déjà évoluée aux prises avec les luttes sociales ; les pauvres seraient alors compris comme les membres souffrants de la communauté, opprimés par les riches mais promis au salut dans la mesure où ils optent inconditionnellement pour Jésus. Matthieu, à son tour, aurait précisé l’appel décisif du message eschatologique dans une perspective plus concrètement pratique ; c’est davantage un programme de justice chrétienne, une attitude religieuse s’exprimant dans les actes, bref une morale du Royaume qu’il aurait élaborée pour sa communauté.
Sur quoi, en définitive, Matthieu met-il l’accent ? Développe-t-il une orientation christologique ou un enseignement moral ? Il ne faudrait pas durcir les oppositions, car le Bonne Nouvelle de Jésus pose une exigence rigoureuse et suscite un engagement exclusif. Christologie et morale ne sont pas extérieures l’une à l’autre ; il est important d’en percevoir la continuité. Tant que la Loi n’est pas perçue comme accomplie dans la Bonne Nouvelle qui est Jésus, elle demeure insupportable parce qu’elle nous reste extérieure. Or c’est Dieu seul qui nous rend heureux ; il faut un don de Dieu pour que l’homme se reconnaisse tout ensemble pauvre et heureux. En même temps, par le Royaume qui s’approche, Dieu vient combler un creux, une disponibilité latente du cœur de l’homme ; en se découvrant fils du Père céleste, celui-ci est mis à même de répondre à l’appel du Christ suscitant en lui un engagement moral de plus en plus radical et libre. Telle semble bien être la raison pour laquelle Matthieu passe de la proclamation des béatitudes (5,3-16) à la contemplation de Jésus accomplissant la Loi et les prophètes (5,17), laquelle se déploie et devient effective dans toutes les dimensions de la vie du disciple (5,18-7,27).
Les Béatitudes ont été proclamées il y a deux mille ans, mais le monde n’a pas changé. »

Jean RADERMAKERS
« Au fil de l’évangile selon saint Matthieu »

Edito du 12 février
La loi du Seigneur rend l’homme libre

Les expressions comme « il a été dit à vos ancêtres.... eh bien moi, je vous dis... » de l’Évangile de ce dimanche révèlent le Christ comme Celui que Dieu a accrédité pour porter à son achèvement son dessein d’amour pour l’homme. Jésus ne vient pas supprimer la loi mais l’accomplir. Il a l’autorité de corriger et de prolonger la loi pour le plein épanouissement de l’homme. En effet, dans l’histoire du salut, Dieu a voulu conduire l’homme pas à pas des plus sombres ténèbres à la pleine lumière.
C’est ainsi que la loi de la jungle est corrigée par celle du Talion. Et quand sont advenus en la personne du Christ Jésus les jours de justice et de paix, la loi de l’amour vient révéler la pleine volonté de Dieu. Jésus est donc la vraie Lumière venue en ce monde pour nous éclairer et nous dire pleinement la volonté de Dieu. Il est venu accomplir, c’est-à-dire remplir de vrai sens lAncien Testament. Vers lui convergent l’Ancien et le Nouveau Testaments. Il en est le centre et le sens. Il est la clé herméneutique de toute l’Écriture. Jésus dénonce le légalisme pharisaïque et annonce la libération du joug de la loi. Pour lui, agir par crainte de la loi et non par amour de la justice n’est pas conforme à la volonté de Dieu. Le « sabbat » dira Jésus « est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ». Notre Dieu est le Dieu qui rend l’homme libre et désire son épanouissement et non son asservissement.
Aussi la 1ère lecture nous invite-t-elle à la fidélité de tous les jours à Dieu, à l’observance de ses commandements, gage de toute vraie liberté. Puisque Dieu qui nous a créés ne nous sauvera pas sans nous, la vraie liberté quoique offerte gratuitement par Dieu ne peut s’acquérir qu’au prix de la victoire sur nos tendances égoïstes.
Pour y parvenir, Saint Paul nous exhorte à opter pour Dieu, à choisir le Christ dans notre vie. Et choisir le Christ, c’est accepter de prendre à sa suite le chemin du service. Ceux qui seront fidèles sur ce chemin de l’amour auront le ciel en partage et en héritage, ce bonheur infini « que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » et le servent librement et joyeusement. Heureux donc les hommes qui suivent la loi du Seigneur et dont la conduite est irréprochable !

Père Thierry ADJIBOGOUN

Edito du 5 février 2017
LETTRE DU PAPE FRANÇOIS AUX JEUNES (28 janvier 2017)
« Chers jeunes,

J’ai la joie de vous annoncer qu’en octobre 2018 se célébrera le Synode des Évêques sur le thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Me viennent à l’esprit les paroles que Dieu adressa à Abram : « quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai » (Gn 12, 1). Ces paroles s’adressent aujourd’hui aussi à vous : ce sont les paroles d’un Père qui vous invite à “sortir” pour vous lancer vers un futur non connu mais porteur de réalisations certaines, vers lequel Lui-même vous accompagne.

Quand Dieu dit à Abram « quitte ! » que voulait-il lui dire ? Certainement pas de s’éloigner des siens ou du monde. Ce fut une forte invitation, une provocation, afin qu’il laisse tout et aille vers une nouvelle terre. Quelle est pour nous aujourd’hui cette nouvelle terre, si ce n’est une société plus juste et fraternelle que vous désirez profondément et que vous voulez construire jusqu’aux périphéries du monde ?

Mais aujourd’hui, malheureusement, « quitte ! » revêt aussi un sens différent. Celui de la prévarication, de l’injustice et de la guerre. Parmi vous de nombreux jeunes sont soumis au chantage de la violence et contraints de fuir leur pays natal. Leur cri monte vers Dieu, comme celui d’Israël esclave de l’oppression du Pharaon (cf. Ex 2, 23).

Je souhaite aussi vous rappeler les paroles que Jésus dit un jour aux disciples qui lui demandaient : « Maître, où habites-tu ? ». Il répondit : « Venez et voyez » (Jn 1, 38-39). Vers vous aussi Jésus tourne son regard et vous invite à aller chez lui. Chers jeunes, avez-vous rencontré ce regard ? Avez-vous entendu cette voix ?

Avez-vous ressenti cette ardeur à vous mettre en route ? Je suis sûr que, même si le vacarme et la confusion, semble régner dans le monde, cet appel continue à résonner dans votre âme pour l’ouvrir à la joie complète. …
Un monde meilleur se construit aussi grâce à vous, à votre désir de changement et à votre générosité. N’ayez pas peur d’écouter l’Esprit qui vous suggère des choix audacieux, ne temporisez pas quand la conscience vous demande d’oser pour suivre le Maître.

L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi ; voire de vos doutes et de vos critiques. Faites entendre votre cri, laissez-le résonner dans les communautés et faites-le arriver aux pasteurs... ».

Avec mon affection paternelle

Edito du 29 janvier 2017
L’Homme des Béatitudes : l’anti-héros ?

« Heureux ! » c’était, dans l’antiquité, l’expression réservée au chef de guerre qui revenait victorieux d’une campagne militaire ; heureux était-il car il avait sauvé la république ou agrandi, par ses conquêtes, le royaume. C’est peut-être pourquoi, dans la traduction qu’il a donné de la bible, Chouraqui traduit cette expression
par « en avant », expression plus dynamique, pour lui, qu’ « Heureux ».
Ce texte, si beau, si émouvant, si enthousiasmant, va à l’encontre des comportements ordinaires : chacun veut imposer aux autres sa volonté, son autorité, sa puissance. Tous les moyens sont bons pour réussir et la voie ouverte par les Béatitudes paraît bien dérisoire pour arriver à l’emporter.
Jésus s’adresse aux foules qui le suivent, à ses disciples pour qu’ils transmettent son enseignement.
Ce sont des pauvres, des exclus, des rejetés, des méprisés pour qui on a nulle considération, qui reçoivent ses paroles si déroutantes mais si encourageantes.
Quelle a pu être leur réaction ? L’évangéliste n’en dit rien, les auditeurs ne s’émerveillent pas d’un tel enseignement ni des paroles de sagesse qui sortent de sa bouche comme le rapportent d’autres récits évangéliques. Ne peut-on pas imaginer que, bouleversés par les paroles de Jésus, ils versent des larmes non de tristesse mais de joie, réalisant ainsi la Béatitude : « Heureux ceux qui pleurent car ils seront consolés. »
Ce cinquième chapitre s’achève par un dernier conseil de Jésus : « vous donc, soyez parfaits comme votre Père est parfait » (chap. 5, 48).
L’Homme des Béatitudes nous ouvre un chemin, certes difficile mais qui conduit au vrai bonheur : celui de vivre comme des frères.

Père Michel REB

Edito du 22 janvier 2017
Trois actions communes pour l’unité des chrétiens

« ….sur le chemin de l’Unité, il y a trois actions communes entre Églises séparées et qui sont la marque d’un réel travail de collaboration en vue de la pleine communion :
- Il y a d’abord l’évangélisation qui est l’annonce de la Bonne Nouvelle du Christ Sauveur. En accomplissant cette mission, à l’égal des disciples de Jésus, nous sommes sur la voie de l’unité car c’est le Christ qui nous unit pour l’annoncer. Annoncer ensemble le Christ est une grande œuvre œcuménique à laquelle nos Églises sont appelées.
- Il y a ensuite la prière. Par elle, nous élançons nos cœurs vers Dieu en rejoignant le désir du Christ qui nous appelle à l’unité : « Qu’ils soient un ». Dans la prière, l’Esprit Saint créé l’unité et la façonne pour nous découvrir ensemble fils de Dieu et frère des hommes, dans le Christ.
- Il y a enfin le service de la charité. Puisqu’en tout homme nous voulons reconnaître la présence de Dieu, sachons qu’en servant ensemble les hommes nous servons ensemble Dieu ; et ce service est créateur d’unité profonde puisque nous agissons au nom même du Christ. »

Extrait de l’homélie de Mgr Jean-Pierre CATTENOZ,

Archevêque d’Avignon

pour le Dimanche de prière pour l’unité des chrétiens


Edito du 15 janvier 2017


Se rassembler autour du Christ

« Toute rénovation de l’Église consistant essentiellement dans une fidélité plus grande à sa vocation, c’est dans cette rénovation que se trouve certainement le ressort du mouvement vers l’unité. L’Église, au cours de son pèlerinage, est appelée par le Christ à cette réforme permanente dont elle a continuellement besoin en tant
qu’institution humaine et terrestre.

Il n’y a pas de véritable œcuménisme sans conversion intérieure. En effet, c’est du renouveau de l’esprit, du renoncement à soi-même et d’une libre effusion de charité que naissent et mûrissent les désirs de l’unité. Il nous faut par conséquent demander à l’Esprit Saint la grâce d’un abnégation sincère, celle de l’humilité et de la douceur dans le service, d’une fraternelle générosité à l’égard des autres.

Cette conversion du cœur et cette sainteté de vie, ensemble avec les prières publiques et privées pour l’unité des chrétiens, doivent être regardées comme l’âme de tout l’œcuménisme et peuvent à bon droit être appelés œcuménisme spirituel. »

Concile Vatican II


Edito du 8 janvier 2017

« Le langage de l’étoile : un message d’espérance »

« Divers signes pouvaient concourir pour faire percevoir dans le langage de l’étoile un message d’espérance. Mais tout cela pouvait mettre en chemin seulement un homme ayant une certaine inquiétude intérieure, un homme d’espérance, à la recherche de
la véritable Étoile du salut. Les hommes (les mages) dont parle Matthieu n’étaient pas seulement des astronomes. Ils étaient des « savants », ils représentaient la dynamique de l’aller au-delà de soi, intrinsèque aux religions - une dynamique qui est recherche de la vérité, recherche du vrai Dieu et donc aussi une philosophie dans le sens originaire du mot...

... Selon tout ce qui a été dit, nous pouvons nous faire une certaine idée de ce que furent les convictions et les connaissances qui portèrent ces hommes à se mettre en route vers le nouveau-né « roi des Juifs ». Nous pouvons dire avec raison qu’ils représentaient le chemin des religions vers le Christ comme aussi l’auto dépassement de la science en vue de lui.

..... La tradition de l’Église a développé l’universalité des royaumes de ces souverains annoncés, les interprétant comme rois des trois continents connus alors : Afrique, Asie, Europe. Le roi de couleur noire en fait partie en permanence ; dans le royaume de Jésus-Christ il n’y a pas de distinction de races ni de provenance. En lui et par lui, l’humanité est unie, sans perdre la richesse de la variété. Plus tard les trois âges de la vie de l’homme ont encore été mis en relation avec les trois rois : la jeunesse, l’âge mûr et la vieillesse. C’est aussi une idée légitime...

Reste l’idée décisive : les savants de l’Orient sont un commencement, ils représentent la mise en route de l’humanité vers le Christ, ils inaugurent une procession qui parcourt l’histoire tout entière. Ils ne représentent pas seulement les personnes qui ont
trouvé le chemin jusqu’au Christ. Ils représentent l’attente intérieure de l’esprit humain, le mouvement des religions et de la raison humaine à la rencontre du Christ. »

Joseph RATZINGER - Benoît XVI

Extraits de son livre « L ‘enfance de Jésus »

Edito du 1er janvier 2017

Sainte Marie Mère de Dieu, Solennité Le concile d’Ephèse (431) proclame Marie, « Theotokos », c’est-à-dire « Mère de Dieu » ;
d’où la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, du 1er janvier
.

En réalité, on ne saurait nommer Marie autrement puisque Jésus, son Enfant, est le « Fils du Très-Haut » (Lc 1, 32). Ceci, le peuple chrétien l’a d’ailleurs bien compris, en témoigne la « liesse populaire indescriptible » observée lors de la déclaration solennelle de cette vérité de foi par le Concile d’Ephèse en 431. Marie, mère de Celui qui s’est fait notre frère, est par contrecoup notre mère. Elle est aussi la mère de l’Église et le modèle de tout disciple qui écoute la parole de Dieu grâce à son humilité, à sa foi et à la fidélité sans pareille à sa vocation.

Par ailleurs, « l’octave de la Nativité du Seigneur est aussi, dans nos pays, le premier jour d’une année nouvelle. Que sera-t-elle pour chacun d’entre nous et pour le monde ? Nul ne saurait le dire au moment de l’échange de vœux. Une chose est certaine : quoi qu’il advienne, nous pouvons compter sur la grâce quotidienne de Dieu et sur l’intercession de Marie. »

Heureuse Année 2017 à chacun et à tous en compagnie de Jésus et de Marie, Mère de Dieu et notre Mère, Notre Dame de Paix !

Père Thierry ADJIBOGOUN

 

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