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Accueil « Édito du dimanche « Non pas enterrée mais encièlée !

Non pas enterrée mais encièlée !

Non pas enterrée mais encièlée !

Au cœur de l’été, loin de nos paroisses habituelles, l’Eglise nous fait célébrer
l’Assomption de la Vierge Marie.

A la suite de son divin Fils, Marie est entrée dans la gloire non seulement
avec son âme mais également avec son corps. Ressuscitée avec Jésus, elle
anticipe ainsi la gloire que tous les élus du Ciel ne connaîtront qu’à la fin
des temps, au jour du retour du Christ qui sera aussi celui de la
« résurrection de la chair » : « De même en effet que tous meurent en Adam,
ainsi tous revivront dans le Christ. Le premier homme vient du sol, il est
terrestre, le deuxième homme vient du Ciel. Et de même que nous avons
porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste ». (1
Corinthiens)

Le corps immaculé de Marie, qui n’a pas été marqué par le péché, n’a donc
pas connu la décomposition de la mort. Il n’a pas été enterré mais directement
« encielé » !

Tout cela est bien beau, me direz-vous, mais en quoi cela nous concerne-t’il ? Certains esprits grincheux oseront même l’objection : « Marie au
Ciel ?... Mais nous la préfèrerions plus proche de nous, pauvres terriens ! »

C’est là ce qu’il nous faut bien comprendre : la glorification de Marie ne l’éloigne pas de nous, bien au contraire. Elle nous la rend même infiniment
proche. Plus proche qu’aucune autre créature. Nos frères de la terre peuvent
être très proches, mais ils nous restent toujours extérieurs et quelque
peu étrangers ; la médiation incontournable du corps est en effet à la fois un
lien et une limite. Quant à nos frères du ciel, les saints et les bienheureux,
ils nous sont très proches, mais seulement en esprit.

Marie, nous est proche, comme Jésus nous est proche : dans son âme et également en son corps. La tendresse maternelle qu’elle exerça à l’égard de
Jésus, puis de Jean, le disciple qui l’accueillit auprès de lui après la mort de
Jésus, nous est donnée à nous aussi. C’est ainsi qu’elle se fait toute proche
de Bernadette lorsqu’elle lui apparaît à Lourdes. Toute proche de Thérèse
de Lisieux lorsqu’elle lui sourit un jour près de son lit de souffrance. Toute
proche de chacun de nous chaque fois que nous nous tournons vers elles.
Le « privilège » de l’Assomption de Marie est également un privilège pour
chacun de ses enfants. Oui, Marie, notre Maman du Ciel, toute proche de
chacun de ses enfants en son mystère d’assomption !

Belle et sainte fête de l’Assomption à chacun de ses enfants… A chacun d’entre vous !

Abbé de Maistre